12 mai 2022
Les bacs bruns sont arrivés dans les écoles
Par: Sarah-Eve Charland
Le directrice de l’école Douville, Stéphanie Ruel, en compagnie d’élèves. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Le directrice de l’école Douville, Stéphanie Ruel, en compagnie d’élèves. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les écoles de la région se sont jointes à l’effort collectif en participant désormais au compostage. Sur le territoire du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH), 36 établissements ont ajouté un ou des bacs bruns afin de sensibiliser les jeunes à la réduction des déchets.

« C’est un projet qui émane des écoles qui sont sensibles à l’environnement et à la réduction des déchets », affirme la porte-parole du CSSSH, Esther Charrette.

Depuis plusieurs années, certaines écoles ont démarré des projets de compostage afin de permettre aux élèves d’en apprendre davantage sur ce sujet. Le personnel a constaté que « l’entretien d’un compost pour l’ensemble d’une école peut être laborieux et peut devenir difficile à maintenir en tenant compte du contexte scolaire », poursuit Mme Charrette.

Certaines écoles continueront de fabriquer leur propre compost. D’autres ont signifié leur intérêt pour bénéficier du service de collecte de matières organiques. Le Service des ressources matérielles du CSSSH a évalué les options possibles et a effectué les démarches auprès de la Régie intermunicipale d’Acton et des Maskoutains (RIAM) et des municipalités des différentes écoles.

Le CSSSH est en train de conclure des ententes avec les municipalités de son territoire, dont la Ville de Saint- Hyacinthe. Cette dernière a entériné l’entente en séance du conseil le 17 janvier. L’entente de Saint-Hyacinthe, qui est en vigueur du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024, prévoit la livraison d’un à trois bacs à 24 endroits. Au total, 51 bacs devraient être livrés aux établissements du territoire.

« Cette initiative permettra aux écoles, ainsi qu’à toute notre organisation, de faire un pas de plus vers la mise en place de pratiques écoresponsables et durables », ajoute le directeur général du CSSSH, Jean-Pierre Bédard.

Éduquer la relève

Le directeur général de la RIAM, Réjean Pion, se réjouit de cette initiative. L’ajout de ces bacs n’aura pas beaucoup d’impact sur le volume total des matières organiques revalorisées. Le contrat de collecte de matières organiques représente environ 40 000 bacs pour l’ensemble du territoire. L’avantage réside donc dans l’éducation des futures générations.

« Ça devrait avoir un énorme impact sur les adultes de demain. Les jeunes, quand ils vont revenir à la maison, auront peut-être moins le réflexe de mettre leur cœur de pomme, par exemple, dans la poubelle. […] J’ai hâte de voir comment ça va évoluer », affirme M. Pion.

Encore du chemin à faire

Sur le territoire de la RIAM, on comptait 424 bacs bruns destinés à des industries, à des commerces ou à des institutions en 2020, comparativement à 935 bacs pour le recyclage.

« Ça ouvre la porte à d’autres ICI [industrie, commerces et institutions]. […] En recyclage, ça s’y prête davantage. Pour une entreprise, la portion de papier et de carton peut justifier un bac de recyclage. Le bac brun n’est pas approprié partout, il faut être honnête. Ce n’est pas aussi large comme desserte potentielle que le recyclage », ajoute M. Pion.

Selon le plus récent bilan annuel, le service de collecte des matières organiques a permis de récupérer 11 444 tonnes de résidus organiques en 2020, comparativement à 10 650 tonnes en 2019.

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