5 mai 2022
Les commerçants ont tout perdu
Par: Eliane Tremblay-Moreau
La boutique Liquidagolf était prête pour la belle saison avec un inventaire bien garni qui est malheureusement parti en fumée. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La boutique Liquidagolf était prête pour la belle saison avec un inventaire bien garni qui est malheureusement parti en fumée. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

L’incendie de l’ancien Hôtel Ottawa survenu dans la nuit de jeudi à vendredi n’a épargné personne. L’édifice centenaire hébergeait les commerces Liquidagolf, Au bon goût d’Asie, Umanize et Phazes.

La propriétaire de la boutique Liquidagolf, Marie-Claude Beauregard, se trouvait sur les lieux le matin suivant l’incendie. « Hier soir, je pensais que j’allais aller travailler ce matin. Je suis complètement dévastée. La saison avait démarré en force. Malgré la pénurie, notre inventaire débordait. Nous prenions plaisir à servir nos clients. Nous avions tellement de beaux produits, mais tout est perdu. Nous étions très bien assurés, mais nous ne savons pas ce qu’il en est pour l’avenir de Liquidagolf. Cet immeuble patrimonial a appartenu à mon père, puis à moi. Je l’ai vendu il y a deux ans. C’est tout un choc », expliquait-elle en larmes. Mme Beauregard estime que les dommages à son commerce s’élèvent à 500 000 $ d’inventaire.

Le propriétaire des entreprises multimédias Umanize et Phazes, qui occupaient un même local, Christopher Leduc, dit s’être précipité vers l’immeuble dès qu’il a reçu l’alarme, mais qu’il était déjà trop tard.

« C’est toute une nouvelle! Par chance, nous avons des sauvegardes dans des serveurs, donc nous n’avons rien perdu de nos données. Il devait par contre y avoir pour environ 100 000 $ d’équipements. Le travail n’est pas en péril, mais il sera un peu ralenti. Nous allons travailler avec les partenaires pour relocaliser nos bureaux dans le centre-ville », a-t-il souligné.

Recours pour les commerces

À la suite de l’incendie, les personnes touchées doivent absorber le choc avant de tourner la page. Les entreprises contactent d’abord leurs assureurs et leurs fournisseurs. Saint-Hyacinthe Technopole, qui se charge du développement économique du territoire, ne les laisse pas au dépourvu.

« Lorsque ce genre d’événement arrive, je fais ce qui est possible pour aider les commerces du mieux que je peux. J’ai contacté chaque commerçant pour leur apporter mon soutien. L’aide que nous apportons sert à la relocalisation et au redémarrage. Nous sommes aussi très à l’écoute puisqu’ils ont vécu quelque chose de tragique. L’important, c’est qu’ils ne se sentent pas seuls », mentionne le directeur du développement commercial, Sylvain Gervais.

La SDC centre-ville s’assurera aussi d’être présente pour les sinistrés. « Nous nous sentons un peu impuissants. Nous avons contacté les commerçants, mais nous ne voulons pas être un fardeau pour eux. C’est vraiment triste, ça va faire un trou dans le centre-ville », affirme le directeur général de la SDC centre-ville Saint-Hyacinthe, André Marcotte.

Il est encore trop tôt pour connaître les intentions des commerçants affectés par l’incendie.

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