28 avril 2022
Les traces de Guy Lafleur à Saint-Hyacinthe
Par: Maxime Prévost Durand
Même si la plupart étaient sans doute trop jeunes pour l’avoir vu jouer, plusieurs enfants s’étaient rués vers la gloire des Canadiens de Montréal lors d’un passage des anciens de la LNH à Saint-Hyacinthe en 1999. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

Même si la plupart étaient sans doute trop jeunes pour l’avoir vu jouer, plusieurs enfants s’étaient rués vers la gloire des Canadiens de Montréal lors d’un passage des anciens de la LNH à Saint-Hyacinthe en 1999. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

Dans le cadre d’un match de balle-molle à Saint-Hyacinthe opposant les joueurs des Canadiens de Montréal aux Étoiles de la région en 1978, Guy Lafleur a été fidèle à lui-même en rencontrant généreusement ses partisans, dont le petit Stéphane Rhéaume. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

Dans le cadre d’un match de balle-molle à Saint-Hyacinthe opposant les joueurs des Canadiens de Montréal aux Étoiles de la région en 1978, Guy Lafleur a été fidèle à lui-même en rencontrant généreusement ses partisans, dont le petit Stéphane Rhéaume. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

En 1993, Guy Lafleur avait offert une conférence aux gens d’affaires maskoutains au profit de la Fondation Aline-Letendre. Sur cette photo, on le voit entouré de Denis Lacasse, alors président-directeur général de DBC Communications et éditeur du Courrier de Saint-Hyacinthe, de Lévis R. Doucet, vice-président régional Richelieu-Yamaska pour la Banque Nationale, et de Pierre Solis, président de la Fondation Aline-Letendre. Photothèque | Le Courrier ©

En 1993, Guy Lafleur avait offert une conférence aux gens d’affaires maskoutains au profit de la Fondation Aline-Letendre. Sur cette photo, on le voit entouré de Denis Lacasse, alors président-directeur général de DBC Communications et éditeur du Courrier de Saint-Hyacinthe, de Lévis R. Doucet, vice-président régional Richelieu-Yamaska pour la Banque Nationale, et de Pierre Solis, président de la Fondation Aline-Letendre. Photothèque | Le Courrier ©

Dans son après-carrière, Guy Lafleur a repris son bâton à quelques reprises sur la glace du Stade L.-P.-Gaucher dans le cadre de parties mettant en vedette des légendes de la LNH. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

Dans son après-carrière, Guy Lafleur a repris son bâton à quelques reprises sur la glace du Stade L.-P.-Gaucher dans le cadre de parties mettant en vedette des légendes de la LNH. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

De passage à l’Hôtel-Dieu en 1982, Guy Lafleur s’était prêté au jeu d’une partie de hockey sur table. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

De passage à l’Hôtel-Dieu en 1982, Guy Lafleur s’était prêté au jeu d’une partie de hockey sur table. Photo Collection du Centre d’Histoire de Saint-Hyacinthe, Fonds CH380, Le Courrier

Le décès de Guy Lafleur, le vendredi 22 avril, a fait rejaillir de nombreux souvenirs à l’esprit des Québécois au sujet de leur idole. Même les Maskoutains ont pu en conserver au fil des années, comme en témoignent les différents passages de l’immortel numéro 10 des Canadiens de Montréal dans la région de Saint-Hyacinthe, autant comme joueur qu’après sa carrière.

Au-delà de l’athlète, l’un des plus grands que la Ligue nationale de hockey a connu, c’est un homme rempli de bonté, généreux et humble qui a été décrit par tous. Une brève incursion dans nos archives pour retracer ses visites à Saint- Hyacinthe fait d’ailleurs foi de toute sa générosité.

À l’été 1982, alors qu’il évoluait toujours avec les Canadiens de Montréal, le « Démon blond » avait fait une grande tournée de Saint-Hyacinthe en marge de sa participation au festival provincial de balle-molle Molson, disputé à La Providence. Il avait entre autres été reçu à l’hôtel de ville, où il avait signé le livre d’or, avant de visiter l’Hôpital Honoré-Mercier et le Centre d’hébergement de l’Hôtel-Dieu, prenant la pose aux côtés de ses partisans et signant d’innombrables autographes.

En 1993, Guy Lafleur avait accepté d’offrir une conférence au profit de la Fondation Aline-Letendre de l’Hôtel-Dieu au restaurant-bar Le Plus. Il répondait à l’invitation de Roger Duceppe, directeur général de la Fondation, et de Lévis R. Doucet, vice-président régional de la Banque Nationale. Ce dernier, un ami de Flower, se souvient encore très bien de ce passage remarqué. « On avait misé sur lui pour lancer une nouvelle activité, les P’tits déjeuners de la Banque Nationale, alors on ne pouvait pas se tromper. On avait rempli la salle et eu droit à une conférence authentique, à l’image de Guy Lafleur. Pour l’avoir côtoyé à plusieurs reprises, je peux vous confirmer que toutes les louanges qui ont été dites à son sujet depuis son décès sont vraies. Je l’ai admiré en tant que joueur, mais aussi comme homme. Vraiment, son décès m’a secoué et attristé, en plus de faire remonter des souvenirs inestimables. »

En parlant de son parcours devant un parterre de gens d’affaires de Saint- Hyacinthe, celui qui a soulevé à cinq reprises la Coupe Stanley avec les Canadiens de Montréal avait révélé que la ténacité et la persévérance étaient, pour lui, les deux clés pour réussir dans une carrière. Dans les derniers mois, alors qu’il combattait un cancer du poumon, il a continué d’incarner ces valeurs, et ce, jusqu’à son dernier souffle.

Parmi ses autres passages en sol maskoutain, on se souviendra de ses diverses participations à des matchs caritatifs impliquant des légendes des Canadiens de Montréal et de la Ligue nationale. En 2000, il avait démontré qu’il savait toujours aussi bien manier le bâton en inscrivant quatre buts dans une victoire de 13 à 12 des Légendes contre les étoiles maskoutaines devant une foule de 1800 personnes au Stade L.-P.-Gaucher. Il avait toutefois été éclipsé par le Maskoutain Jacques Sylvestre Jr, avocat bien connu dans la région et athlète accompli, qui avait été le meilleur buteur dans cette rencontre en marquant à cinq reprises contre Richard Sévigny.

Plus récemment, on retrace notamment la présence de Guy Lafleur au Festival country de Saint-Louis en 2005, où il était allé à la rencontre du public. Passionné de moto, il était aussi impliqué avec la Randonnée du Harfang, un événement qui visait à amasser des fonds pour différentes causes et qui s’arrêtait chez Harley-Davidson à Saint-Hyacinthe.

Pour souligner la mémoire de Guy Lafleur, des funérailles nationales se tiendront le mardi 3 mai, à 11 h, à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, à Montréal. Ce monument du hockey reposera également en chapelle ardente au Centre Bell le dimanche 1er mai, de 12 h à 20 h, et le lundi 2 mai, de 10 h 30 à 15 h.

Avec la collaboration de Martin Bourassa

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