9 juin 2022
Vandalisme au cimetière de la Cathédrale
L’heure est à la remise en état
Par: Le Courrier
Il reste encore beaucoup de travail à faire pour remettre en état le cimetière de la Cathédrale. Photo Adam Bolestridge | Le Courrier ©

Il reste encore beaucoup de travail à faire pour remettre en état le cimetière de la Cathédrale. Photo Adam Bolestridge | Le Courrier ©

Mis à mal par un épisode de vandalisme l’automne dernier, le cimetière de la Cathédrale à Saint-Hyacinthe est sur le point de retrouver fière allure et sa quiétude. Les travaux de remise en état ont débuté la semaine dernière et devraient se poursuivre une partie de l’été.

Des interventions seront requises sur quelque 70 pierres tombales et monuments qui ont été renversés ou brisés au cours des derniers mois, surtout l’automne dernier lors d’un épisode particulièrement malheureux.

Déjà, une bonne quinzaine de monuments ont été redressés ou restaurés, confirme Daniel Lapierre, directeur général des Jardins commémoratifs C.R. Même si certaines familles s’impatientent, il assure faire le maximum dans les circonstances et avec les maigres moyens dont il dispose. « On fait affaire avec des sous-traitants puisque nous n’avons pas d’employés à notre service. On essaie toujours qu’ils en fassent le plus possible quand ils viennent, mais avec leurs horaires chargés, ce n’est pas toujours évident », avoue M. Lapierre.

Les travaux de remise en état sont en bonne partie aux frais de la corporation qui gère le cimetière puisqu’il s’agit pour la plupart de lots abandonnés par les familles des défunts. Le simple fait de redresser et de solidifier une pierre tombale entraîne une dépense d’une bonne centaine de dollars chaque fois. M. Lapierre ne désespère pas de pouvoir refiler cette facture aux familles un jour ou l’autre.

« Lorsque les nouvelles générations viendront nous voir dans quelques années pour l’achat d’une urne par exemple, nous leur mentionnerons que des travaux de maintenance ont dû être faits et nous leur refilerons la facture. En théorie, les monuments et les lots sont la responsabilité des familles », mentionne-t-il.

Contrairement à une croyance populaire, la direction du cimetière de la Cathédrale ne peut pas simplement réclamer à ses assureurs. Daniel Lapointe précise qu’il est impossible d’assurer un bien qui n’appartient pas au cimetière.

Quant aux vandales, les soupçons s’étaient portés sur les élèves de l’école secondaire Casavant, située à proximité, lors des événements de l’automne dernier. De la sensibilisation avait été faite par la direction de l’école et aucun incident majeur n’aurait au lieu depuis ce temps, selon M. Lapierre.

Lors des événements de cet épisode, ce dernier avait contacté la Sûreté du Québec qui lui avait dit que la solution pourrait être d’engager un agent de sécurité le midi. « On ne peut pas avoir un gardien à temps plein pour couvrir tout le cimetière tout le temps, cela n’a aucun sens. Nous préférons faire appel au civisme des gens. »

Les portes du columbarium sont désormais verrouillées le midi, question de tenir à l’écart les jeunes qui venaient s’y réchauffer en hiver. « Ça écoutait de la musique forte, ça faisait le party. Ils ont même brisé une barrure dans la salle d’eau. J’ai donc décidé de tout fermer le midi », termine Daniel Lapierre.

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