10 Décembre 2020
Sport et pandémie
L’optimisme toujours présent à l’AHMSH
Par: Maxime Prévost Durand

Bruno Adam, président de l’Association de hockey mineur de Saint-Hyacinthe. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Malgré les répercussions liées à la pandémie, l’Association de hockey mineur de Saint-Hyacinthe (AHMSH) garde le cap. La baisse d’inscriptions anticipée cet automne a été limitée et tout a été mis en place pour lancer une saison avec des parties strictement locales afin de faciliter le retour au jeu. Le passage en zone rouge est venu freiner cet élan, mais le président de l’organisation, Bruno Adam, reste optimiste qu’il sera bientôt possible de jouer.

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Avec les mesures sanitaires en place présentement, il semble impossible d’envisager un retour au jeu avant le 11 janvier. Mais après cette date, tous les espoirs sont encore permis et l’AHMSH dit n’attendre que le feu vert.

« Si demain matin on nous dit qu’on peut recommencer, on sera prêts », lance tout de go M. Adam dans un entretien téléphonique avec LE COURRIER.

Pas moins de 850 joueurs se sont inscrits cet automne pour jouer au hockey à Saint-Hyacinthe, en comparaison aux quelque 950 joueurs de l’an dernier. Même s’il s’agit d’une baisse, cette donnée avait de quoi encourager l’AHMSH dans le contexte actuel.

« Selon les statistiques de Hockey Québec, on pouvait s’attendre à perdre jusqu’à la moitié de nos joueurs, raconte M. Adam, heureux que l’on ait évité ce scénario à Saint-Hyacinthe. Même dans le midget, on n’a pas perdu tant de joueurs. Où on a eu plus de misère à recruter, c’est chez les tout-petits [dans la catégorie MAHG]. »

Une saison pour le plaisir

On sait déjà que, si la reprise des activités sportives est permise en janvier, ce sera une saison différente à laquelle les joueurs auront droit. Malgré cela, on s’attend à ce que la vaste majorité des joueurs inscrits soient de la partie du côté de l’AHMSH.

« La ligne directrice cette année, c’est d’avoir du plaisir », mentionne Bruno Adam. La priorité, plaide le président de l’AHMSH, est « que les jeunes soient sur la glace et qu’ils aient un sourire sur le visage ». Il ajoute également que, dans le contexte, une attention particulière a été donnée pour regrouper les joueurs avec leurs amis.

Les joueurs avaient d’ailleurs goûté aux joies de sauter sur la patinoire cet automne pendant quelques semaines. Entre la mi-septembre et le début du mois d’octobre, toutes les équipes avaient pu être formées à la suite de la tenue des camps d’entraînement. Mais le début de saison n’a jamais pu avoir lieu en raison du resserrement des mesures sanitaires.

Ultimatum : février

Pendant que certaines associations du territoire de Hockey Richelieu évaluent la possibilité de tout arrêter en raison de l’incertitude persistante liée à la COVID-19, on refuse d’abdiquer du côté de l’AHMSH.

« En février, si le hockey n’est pas reparti, là on va réfléchir [à annuler la saison] », affirme Bruno Adam. Mais pour l’instant, on se dit qu’il est toujours possible d’avoir une saison, bien que les « si » soient encore nombreux.

L’une des avenues étudiées présentement est de prolonger la saison jusqu’au mois d’avril, plutôt que d’y mettre un terme en mars comme à l’habitude, afin de permettre aux hockeyeurs de jouer un maximum de parties. D’ailleurs, ce seront principalement des matchs qui seront à l’horaire advenant une reprise. « Le but cette année, c’est de jouer au hockey. Il n’y aura pas vraiment de pratiques. C’est sûr que, pour les équipes élites, il va y avoir des pratiques, mais l’objectif sera surtout de jouer. »

Cet automne, l’AHMSH avait fait le choix de prévoir une saison strictement locale, c’est-à-dire que ses équipes joueraient uniquement l’une contre l’autre cet hiver plutôt que d’affronter les clubs d’autres villes comme Beloeil, Sainte-Julie et Varennes, notamment. Cette approche avait été réfléchie alors que les ligues régionales étaient incertaines et qu’on tentait de trouver une façon d’éviter les effets indésirables que pourraient causer des niveaux d’alerte différents entre la Communauté métropolitaine de Montréal et la région maskoutaine.

« Dans le midget BB, on n’avait pas assez de joueurs, on avait juste une équipe, donc on a envoyé les plus vieux dans le junior et les plus jeunes dans le midget simple lettre », soutient Bruno Adam. Mais ce serait là l’une des seules failles décelées dans le plan de match élaboré et celle-ci a pu être réglée plutôt facilement.

« Le problème qu’on a [avec cette formule], c’est qu’on n’a pas assez de gardiens de but. On a plus d’équipes que de gardiens, affirme M. Adam. Donc ceux qui veulent essayer [de garder les buts] auront leur chance! »

Impact financier à prévoir

Il va sans dire que l’impact financier causé par la pandémie se fera sentir pour l’AHMSH, et ce, même si le nombre d’inscriptions n’a pas chuté drastiquement.

L’annulation du Tournoi national de hockey pee-wee de Saint-Hyacinthe et du Festi-Mahg entraînera la perte de plus de 35 000 $ pour l’AHMSH l’an prochain, un montant qu’elle reçoit annuellement à la suite de ces deux activités. Une partie de ce « trou » financier sera absorbée en pigeant dans le bas de laine de l’association, indique Bruno Adam.

Réputée pour avoir des coûts d’inscription parmi les plus bas dans la région, l’AHMSH risque toutefois de les revoir à la hausse dans les prochaines années, anticipe-t-il. « Il va falloir se demander combien on va charger dans le futur », souligne-t-il, assurant toutefois que l’association « ne doublera pas les prix ».

Par ailleurs, l’AHMSH a déjà fait savoir sur sa page Facebook qu’elle émettra des remboursements ou des crédits à ses membres pour les services qui n’auront pu être rendus cet hiver. Elle attend toutefois d’avoir tous les détails entourant le retour au jeu pour déterminer quelle proportion sera compensée.

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