31 Décembre 2015
Dons de vêtements
L’usage des cloches règlementé
Par: Benoit Lapierre

La Ville de Saint-Hyacinthe veut mettre de l’ordre dans le système des bacs de récupération de vêtements à des fins charitables. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

La Ville de Saint-Hyacinthe veut mettre de l’ordre dans le système des bacs de récupération de vêtements à des fins charitables. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les organisations caritatives qui ­récupèrent des vêtements usagés à l’aide des bacs qu’elles mettent à la ­disposition du public devront se plier à de nouvelles règles établies par la Ville de Saint-Hyacinthe.

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Un premier projet de règlement contenant des dispositions à leur égard a été présenté à la séance du conseil municipal du 7 décembre. Le projet final a été ­adopté le 21 décembre et entrera en­ ­vigueur le 28 janvier.

L’installation de ces bacs nécessitera dorénavant l’obtention d’un certificat d’autorisation émis annuellement par la Ville, une mesure qui vise à exclure du système tous les organismes ­bénéficiaires qui n’oeuvrent pas à ­Saint-Hyacinthe.

Dorénavant, le propriétaire du terrain destiné à recevoir le bac de récupération, communément appelé « cloche », sera ­assujetti au paiement de droits ­d’installation de 1000 $ par bac, à moins qu’il puisse fournir une lettre ­d’appui d’une communauté religieuse de Saint-Hyacinthe ou d’un organisme reconnu par la municipalité en vertu de la politique du Service des loisirs de la Ville de Saint-Hyacinthe.

« C’est une très bonne chose. Il fallait règlementer, je suis entièrement ­d’accord avec ça », a commenté la ­conseillère du district Saint-Joseph, ­Johanne Delage, membre du sous-comité communautaire de la Politique citoyenne.

Elle croit que la nouvelle règlementation permettra à la Ville de mieux ­contrôler les pratiques en ce domaine, sans nuire aux organismes d’ici qui ­bénéficient du système. « Nous, chez les Grands frères et Grandes soeurs, on en a des cloches, et tout est envoyé au Village des valeurs, à Saint-Jean-sur-­Richelieu. Ils revendent le matériel à très bas prix et une partie des profits ­revient à l’organisme. Les cloches, ça sauve des vies. Sans elles, nous serions incapables de payer notre intervenante », souligne Mme Delage.

La nouvelle règlementation limitera l’installation des bacs – deux par ­emplacement, maximum – aux terrains situés en zones commerciales, ­industrielles ou institutionnelles. Elle dicte aussi des normes d’implantation; les bacs devront se trouver à au moins six mètres de la ligne avant, à un mètre des lignes latérales et arrière, et la superficie maximale d’affichage sur le bac sera d’un mètre carré. La Ville exigera aussi la ­présentation d’un plan projet, avec ­photos.

Tous les bacs existants sont visés par la règlementation, de sorte qu’il n’existera pas de droit acquis en cette matière.

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