15 septembre 2022
Script-éditeur de la nouvelle série à TVA
Marc Bisaillon Appelé à la barre… d’Indéfendable
Par: Maxime Prévost Durand
Le Maskoutain Marc Bisaillon travaille depuis plusieurs mois à titre de script-éditeur de la nouvelle quotidienne Indéfendable, une série à saveur judiciaire qui a atterri sur les ondes de TVA cette semaine. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le Maskoutain Marc Bisaillon travaille depuis plusieurs mois à titre de script-éditeur de la nouvelle quotidienne Indéfendable, une série à saveur judiciaire qui a atterri sur les ondes de TVA cette semaine. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Depuis qu’il œuvre dans le milieu cinématographique, le Maskoutain Marc Bisaillon a toujours fait cavalier seul. Mais voilà qu’il s’est retrouvé à travailler au sein d’une mégaproduction dans les derniers mois. Par « un hasard » de la vie, il a été sollicité pour être l’un des scripts-éditeurs de la toute première quotidienne de TVA, <i>Indéfendable</i>, dont les premiers épisodes ont été diffusés cette semaine. Un rôle qu’il n’a pas pu refuser.

« C’est la première fois que je fais ça. J’ai toujours fait mes projets de scénario, de long-métrage et de réalisation tout seul avec ma productrice Christine Falco. Ils m’ont appelé parce qu’ils avaient besoin de quelqu’un rapidement et, en regardant mon profil, ils voyaient que j’avais travaillé sur des histoires vraies et un peu dérangeantes [dans mes projets]. Comme il y a de ça dans Indéfendable, ils voyaient que ça pouvait marcher », raconte Marc Bisaillon en entrevue avec LE COURRIER.

Cette nouvelle quotidienne est l’une des séries qui étaient les plus attendues dans le portrait télévisuel québécois cet automne. Indéfendable, une idée originale de l’avocat Me Richard Dubé, plonge dans l’univers des avocats de la défense. Sébastien Delorme, Anne-Élisabeth Bossé et Michel Laperrière tiennent les rôles principaux de cette série.

« C’est un milieu qu’on ne connaît pas beaucoup. On a rarement vu [la perspective] des avocats de la défense à la télé, ce que c’est de défendre des gens associés à des drames et qui, dans l’opinion publique, sont tous des monstres », souligne Marc Bisaillon.

Plutôt méconnu, voire abstrait, le rôle du script-éditeur est de « s’assurer que chaque personnage soit logique avec lui-même, puis que le rythme et la tension soient bons », explique celui qui porte nouvellement ce chapeau. Il relit donc tous les textes écrits par le groupe d’auteurs qui travaille sur la série. Il donne ensuite ses commentaires et il fait le pont avec la productrice Izabel Chevrier, l’autrice principale Nadine Bismuth et TVA.

« Au début, ça a été toute une adaptation pour moi. Je me demandais si j’allais être compétent pour faire ça, mais comme j’ai écrit beaucoup de scénarios dans ma vie, ça va bien. Ce n’est pas un métier super strict non plus. Tout le monde a un peu sa propre façon de fonctionner. »

Le Maskoutain partage le rôle de script-éditeur avec Pierre Houle, qui cumule plusieurs années de métier. « C’est lui qui m’a référé. Je travaillais avec lui à l’Institut national de l’image et du son, où j’enseignais la scénarisation. Ça a pris 30 minutes après que j’ai reçu l’appel pour que je dise oui. Et je capote! »

Toute cette aventure a débuté il y a près d’un an, en novembre dernier. C’était au lendemain des élections municipales, précise même Marc Bisaillon, qui s’était présenté comme candidat au poste de conseiller du district Saint-Sacrement pour le parti Saint-Hyacinthe unie. Il n’avait finalement pas été élu.

« Le lendemain de l’élection, j’étais chez Pixcom pour la première rencontre d’équipe », se souvient-il.

Depuis, ce projet remplit tout son agenda. « C’est parfois sept jours par semaine. Ça prend beaucoup de mon temps, mais c’est très nourrissant. J’ai l’impression que c’est de la formation accélérée pour mon métier de travailler avec d’autres auteurs. Je pense que la prochaine fois que je vais m’asseoir pour écrire un de mes projets, je vais être pas mal plus féru », affirme l’homme derrière les longs-métrages L’amour, La vérité et La lâcheté.

« Pour moi, c’est un hasard total qu’on m’ait appelé pour m’offrir une job comme ça pour la première fois de ma vie », soutient le Maskoutain avec reconnaissance.

Au total, pas moins de 120 épisodes d’Indéfendable sont prévus. Ce chiffre se traduit par 30 semaines de diffusion du lundi au jeudi.

Au moment où les premières images étaient révélées au public, lundi, l’équipe de production était à pied d’œuvre pour terminer l’écriture des derniers épisodes.

« C’est une quotidienne très haletante. Ça ne piétine pas », promet Marc Bisaillon, dont la fierté de participer à ce projet d’envergure est évidente.

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