16 décembre 2021
Mazda3 Sport 2022 turbo : pourquoi on l’aime
Par: Marc Bouchard

La Mazda3 Sport n’a rien de plus sportif que la version berline. Concrètement, il ne s’agit que de l’appellation destinée à différencier la version à hayon de celle à quatre portes régulières. Pas de changement mécanique, pas de différences notables autres que le look. Mais que ce soit la version berline ou pas, la Mazda a de quoi se faire aimer. Ce que les automobilistes québécois ont l’air d’avoir oublié.

J’en veux pour preuve le fait que la Mazda3 connaît une baisse de 5 % de ses ventes cette année, en comparaison de l’année dernière. J’avoue mon incompréhension un peu dans ce domaine. Car il faut l’admettre, rares sont les voitures compactes offrant autant de style et de plaisir de conduite que cette petite voiture à hayon.

Ce qui est d’autant plus vrai pour la version mise à l’essai. Imaginez un petit véhicule de cette taille offrant un moteur turbo qui, autrement, propulse les autres grands VUS de la marque. En le nourrissant d’essence à haut indice d’octane, vous obtenez jusqu’à 250 chevaux de puissance.

Si, par souci d’économie et parce que la puissance maximale n’est pas exactement votre souhait le plus cher, contentez-vous de l’essence ordinaire. Vous aurez alors malgré tout 227 chevaux qui s’agiteront avec insistance sous le capot. Ce qui est souvent plus qu’assez pour plaire aux conducteurs de cette compacte nerveuse.

Une conduite inspirée

La réalité, c’est que la vingtaine de chevaux de différence n’est pas si importante quand on est au volant de la Mazda3. Surtout que, dans sa déclinaison turbo, elle arrive de série dotée d’un rouage intégral et, comme toutes les Mazda, du SkyActiv-G.

Attention, explication technique : le SkyActiv-G est, en français de tous les jours, le contrôle vectoriel des forces G. En termes clairs, cela signifie que la voiture utilise ses capteurs de tout acabit pour détecter, et même anticiper, le moindre mouvement de carrosserie. En maniant le couple du moteur, il peut alors contrôler l’équilibre de la carrosserie et en contrer les mouvements, notamment en virage. En gros, cela permet de garder la voiture plus droite, même en conduite dynamique.

Ce qui vient confirmer le désir de Mazda de conserver cette personnalité de conduite unique que l’on retrouve dans la plupart, voire la totalité de ses véhicules.

Presque du luxe

Il y a quelque temps, Mazda a aussi pris le chemin de l’amélioration de ses intérieurs. L’idée, c’est de proposer un véhicule aux limites du luxe, tout en demeurant relativement abordable. Pour ce faire, la compagnie a choisi d’opter pour des matériaux de meilleure qualité et pour un assemblage quasi sans reproche.

Ce qui, dans la plupart des cas, est totalement réussi. Il est vrai que Mazda peine à rattraper ses rivaux en matière d’infodivertissement. Malgré les améliorations des dernières années, le système Mazda continue de n’être ni le plus rapide ni le plus efficace. En fait, c’est essentiellement sa vitesse d’exécution qui le rend si peu attrayant.

Précisons qu’au moins, les places arrière ont été suffisantes pour accommoder mon grand fiston sans trop rechigner et que, même si l’espace de chargement n’est pas si abondant, il suffit généralement à remplir sa tâche pour un véhicule de cette taille.

Sur la route

Oui, la conduite de la Mazda3 GT turbo est dynamique. Enfiler les virages sur les routes de campagne permet d’apprécier la solidité de la structure et la qualité de la direction. Les freins, un peu moins précis aux premiers abords, deviennent rapidement faciles à maîtriser une fois qu’on a compris la profondeur de la pédale.

Le bémol, il vient des suspensions un peu sèches qui font ressentir un peu trop vivement les hasards de la route. Le moindre nid de poule prend une place importante dans le confort des occupants. C’est sans doute le compromis nécessaire pour maintenir la précision de la conduite.

Puissante, amusante à conduire et au design différent (même si la version sport ne fait pas totalement l’unanimité, précisons-le), la Mazda3 aurait avantage à être plus reconnue. Elle ne subit aucun changement pour 2022, à l’exception de la présence de série de services connectés. Elle n’en a pas besoin, car elle continue d’être une des meilleures, sinon la meilleure, des berlines de sa catégorie.

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