15 septembre 2022
carte blanche
Monarch-out
Par: Christian Vanasse
Christian Willie Vanasse

Christian Willie Vanasse


Lorsque j’ai appris le décès de notre souveraine, Elizabeth II, j’ai souligné l’événement en sortant mon vinyle du groupe anglais The Smiths pour mettre leur chanson « The Queen Is Dead ». Pas que j’en veuille personnellement à la grand-maman qu’elle était ni à ses enfants ou petits-enfants en deuil, mais plutôt que je n’ai aucune sympathie pour la monarchie.

J’ai plus de sympathie pour les Irlandais du nord, les Maoris de Nouvelle-Zélande ou les peuples de la Jamaïque, d’Afrique du Sud ou de l’Inde qui ont souffert du colonialisme sauce british. Eux aussi avaient des petits-enfants, des enfants et des grand-mamans.

Il est absurde qu’on entretienne encore aujourd’hui une institution moyenâgeuse qui consacre le droit de certains individus à être au-dessus des autres sans avoir rien fait d’autre qu’être choisis par Dieu lui-même. Et Dieu a choisi dans la même famille chaque fois. La farce est aussi odieuse qu’onéreuse.

On aura beau me dire que la monarchie est symbolique, mais on paie quand même de vrais dollars pour ça… avec sa face dessus! Ça coûte annuellement 50 millions pour couvrir les « frais de la Couronne » d’une gouverneure-générale, de dix lieutenants-gouverneurs et de leurs maisons respectives avec en plus une demeure royale de 29 pièces (!!!) à l’Île-du-Prince-Édouard.

Nous payons et nous paierons. François Legault refuse d’abolir la monarchie, « trop compliqué », et Justin Trudeau a joué du vibrato à Ottawa pour consacrer le successeur d’Elizabeth et nouveau souverain du Canada : Charles III. Ce n’était pas ma Reine, ce ne sera certainement pas mon roi.

Et en disant cela, je laisse tomber l’aiguille du tourne-disque sur le sillon d’une chanson des Sex Pistols, je vous laisse deviner laquelle.

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