28 octobre 2021
Nouveau rôle d’évaluation : aucun impact sur le marché immobilier
Par: Sarah-Eve Charland

Les maisons unifamiliales clés en main sont en forte demande. Photothèque | Le Courrier ©

Le nouveau rôle d’évaluation de la Ville de Saint-Hyacinthe n’aura aucun impact sur le marché immobilier, assurent des courtiers de la région. Même si ces derniers constatent un très léger ralentissement, les acheteurs continuent de s’arracher les maisons unifamiliales clés en main.
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Saint-Hyacinthe a déposé le nouveau rôle qui entrera en vigueur en 2022 jusqu’en 2024. On observe une hausse globale de 13,2 % de la richesse foncière pour l’ensemble des bâtiments du territoire et une hausse de 11,7 % pour les immeubles résidentiels. La nouvelle évaluation a été réalisée à l’été 2020.

« On ne s’est jamais basé là-dessus. L’évaluation municipale est souvent biaisée. Une personne peut avoir acquis cette propriété-là une année X, mais n’a jamais fait de travaux versus son voisin qui a investi 150 000 $ en travaux », affirme le courtier immobilier Jim Meunier de l’équipe PJM Re/Max.

Le courtier immobilier chez Royal Lepage Daniel Levasseur abonde dans le même sens. Selon des données Centris, le prix médian au troisième trimestre en 2020 était de 290 000 $ pour une maison unifamiliale à Saint-Hyacinthe. Pour la même période en 2021, le prix médian a atteint 327 000 $, ce qui correspond à une augmentation de 12,76 %.

« Par contre, ça va quand même sécuriser certaines personnes. Ça va rassurer les clients comme quoi ils n’ont pas payé trop cher leur maison. Le rôle va suivre. Les évaluations et le marché ne tomberont pas. Il va peut-être se stabiliser, mais il ne tombera pas. Est-ce que ça va avoir un impact sur la vente des maisons? Je ne crois pas », souligne-t-il.

« Une évaluation municipale est donnée par une Municipalité dans le but de donner une valeur pour pouvoir produire des taxes. Est-ce qu’elle reflète la valeur marchande de la propriété? Pas du tout. La valeur marchande est déterminée par l’offre et la demande », précise sa collègue chez Royal Lepage, Johanne Brabant.

Les offres multiples sont encore la norme

Étant donné un déséquilibre entre le nombre d’acheteurs et le nombre de maisons sur le marché, les ventes se concluent pratiquement toujours après avoir reçu plusieurs offres d’achat et se traduisent par une surenchère.

La demande est forte pour les maisons affichées à 350 000 $ et moins, affirment les trois courtiers. L’année dernière, il était courant pour les acheteurs d’avoir une dizaine d’offres, mais la tendance est à la baisse.

« Quand ça va au-dessus de 100 000 $ du prix demandé, les yeux ronds viennent ronds. Généralement, on a plutôt des offres à 20 000 $ ou 30 000 $ au-dessus du prix demandé », mentionne M. Meunier.

« Par rapport à il y a quelques mois, on observe un léger ralentissement. Ce qu’on dit aux acheteurs c’est : tenez bon. Le marché devrait revenir un peu plus adéquat pour vous bientôt. On le souhaite », conclut Mme Brabant.

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