7 avril 2022
Ottawa investit 35 M$ pour l’agriculture durable
Par: Eliane Tremblay-Moreau
Les ministres Pascale St-Onge, Steven Guilbeault et Marie-Claude Bibeau ont annoncé à Saint-Hyacinthe des investissements pour aider les agriculteurs à lutter contre les changements climatiques. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Les ministres Pascale St-Onge, Steven Guilbeault et Marie-Claude Bibeau ont annoncé à Saint-Hyacinthe des investissements pour aider les agriculteurs à lutter contre les changements climatiques. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le gouvernement du Canada investira près de 35 millions de dollars dans des entreprises agricoles afin d’améliorer la résilience aux changements climatiques et permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

La ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, et la ministre des Sports et ministre responsable de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Pascale St-Onge, ainsi que le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), Martin Caron, en ont fait l’annonce à la ferme Roflamme de Saint-Hyacinthe.

La ministre Bibeau a révélé par la même occasion un autre aspect des investissements fédéraux. Il s’agit d’un investissement supplémentaire de 1,9 million de dollars pour appuyer neuf projets au Québec dans le cadre du Programme de technologies propres en agriculture.

La ferme familiale Roflamme figure parmi les bénéficiaires. Elle a reçu une somme de 278 235 $ pour l’installation d’un nouveau séchoir à grains qui est doté d’une unité de récupération de la chaleur qui permet d’économiser 25 % de l’énergie à chaque cycle de production.

L’entreprise maskoutaine Station Agro-Biotech, spécialisée dans les produits pour les domaines brassicole, des spiritueux et agroalimentaire, a pour sa part reçu une subvention de 45 404 $. Cette dernière a permis de creuser un puits géothermique qui sert à limiter l’utilisation des combustibles fossiles.

« C’est un beau projet qui n’aurait pas été possible sans l’aide du gouvernement. Ce système refroidit les alambics à l’aide de l’énergie de la terre. C’est efficace, ça nous permet d’économiser de l’argent et ça ne demande presque pas d’entretien », explique le président de la Station Agro-Biotech, Jonathan Robin. Le projet a été réalisé en décembre 2021.

Les investissements

Un partenariat avec trois organisations a été fait pour distribuer l’enveloppe du Fonds d’action à la ferme pour le climat. L’UPA ainsi que les Producteurs de grains du Québec géreront une somme allant jusqu’à 19 millions de dollars qui sera partagée entre les producteurs agricoles du Québec afin de les aider à adopter des pratiques de gestion bénéfiques en matière de cultures de couverture et de gestion de l’azote.

Pour les producteurs agricoles du Québec, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan, l’Association canadienne pour les plantes fourragères gérera une somme d’au plus 10 millions de dollars qui servira à planifier et à mettre en œuvre des pratiques de rotation des pâturages.

ECOCERT Canada gérera pour sa part jusqu’à 4,5 millions de dollars qui seront versés aux producteurs biologiques certifiés du Québec et du Canada pour l’adoption de pratiques de gestion bénéfiques en matière de cultures de couverture et de gestion de l’azote.

Les projets qui bénéficieront de ces sommes s’inscrivent dans le Plan de réduction des émissions pour 2030.

Ces investissements font partie de la première vague des projets approuvés dans le cadre de ce programme, qui aideront les producteurs et productrices agricoles à renforcer leur compétitivité à long terme, tout en réduisant les émissions de GES.

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