17 février 2022
Nouvelle convention collective à l’usine Olymel de Saint-Hyacinthe
Paix syndicale payante
Par: Sarah Villemaire
Les travailleurs de l’usine Olymel de Saint-Hyacinthe ont prolongé leur convention collective jusqu’en 2030 lors de la réouverture de cette dernière. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Les travailleurs de l’usine Olymel de Saint-Hyacinthe ont prolongé leur convention collective jusqu’en 2030 lors de la réouverture de cette dernière. Photo Robert Gosselin | Le Courrier ©

Quelques semaines auront suffi aux salariés de l’usine Olymel de Saint-Hyacinthe pour obtenir gain de cause après la réouverture de leur convention collective. Bonifiées, les nouvelles conditions salariales ont été adoptées dans une proportion de 97 % par les membres du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC 1991-P).

À la suite de pourparlers entre la direction et le comité de négociation de l’usine située sur la rue Saint-Jacques, les deux parties ont convenu d’une entente de principe qui a été présentée par la suite aux employés. Les travailleurs ont approuvé majoritairement l’entente lors d’une assemblée générale et ont aussi accepté de prolonger la convention collective jusqu’en 2030.

« Nous sommes bien heureux que les employés de l’usine Olymel à Saint- Hyacinthe aient accepté les bonifications salariales et le prolongement de la convention collective. Tout ceci permet la sécurité et la prévisibilité pour tous. Avec l’amélioration des conditions existantes, on souhaite préserver la fidélité des employés et attirer de nouvelles personnes chez nous », explique Richard Vigneault, responsable des communications corporatives chez Olymel.

Dès l’embauche, un nouvel employé pourra se voir verser, selon sa classification, un taux horaire variant entre 20,50 $ et 27,50 $ de l’heure travaillée, ce qui représente un gain de 4,13 $ à 10,38 $ l’heure. Outre l’augmentation des primes de soir, de remplacement temporaire et de fin de semaine, le salarié récemment embauché atteindra le taux maximal de l’échelle salariale après quatre mois au lieu de trois ans.

Toujours selon la classification, les taux maximaux varient entre 22,85 $ et 30,30 $ par heure travaillée. « Ce sont de beaux gains pour les travailleurs. On a obtenu les mêmes conditions que celles négociées aux usines Olymel de Saint-Esprit et de Yamachiche. Seule l’usine de Saint-Hyacinthe a obtenu un gain au niveau de la prime temporaire passant de 0,50 $ à 0,65 $ l’heure puisque les travailleurs y tenaient vraiment. On peut dire que les travailleurs vont recevoir les meilleures conditions salariales de l’industrie », a laissé entendre lors d’un entretien avec LE COURRIER Roxane Larouche, représentante nationale chez TUAC Canada.

L’usine de Sainte-Rosalie en négociation

Du côté de l’usine Olymel de Sainte-Rosalie, les négociations entourant le renouvellement de la convention collective vont bon train, confirme Nancy Mathieu, secrétaire générale du comité exécutif de la Fédération du commerce de la CSN. « La direction souhaitait négocier rapidement et les discussions ont déjà été entamées. Notre principal objectif est d’améliorer le levier d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre », souligne-t-elle.

Au moment d’écrire ces lignes, les deux parties venaient de compléter leur troisième journée de négociation. Rappelons que la convention collective de cette usine spécialisée dans la transformation de volaille prendra fin le 1er juillet.

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