17 novembre 2022
Pauvre rivière Yamaska
Par: Le Courrier
On lit dans notre journal que le déversement d’eaux usées du 5 novembre était inévitable parce qu’il fallait réparer une station de pompage. Donc, l’usine de filtration fonctionnait quand même.

On n’a pas cherché de solutions de midi à quatorze heures, comme on dit. On a décidé de demander un permis au ministère de l’Environnement pour effectuer une entorse aux règles et déverser directement les eaux usées dans la rivière. Seul un faible débit d’eau dans la rivière aurait pu arrêter ce dégât. Mais voilà, il y avait juste ce qu’il faut pour diluer le tout…

On apprend que le déversement a été moindre que ce qu’on anticipait parce que le travail s’est effectué rondement et que l’entrepreneur était bien équipé. Bravo!

Je me suis demandé pourquoi la Ville n’avait pas cherché d’autres solutions que le déversement planifié. J’ai trouvé. C’est parce que c’était à peu près gratuit!

On aurait pu faire affaire avec des compagnies de transport de purin qui possèdent des citernes routières de grande capacité. Un simple calcul rapide nous dévoile qu’avec une centaine de voyages entre la station de pompage et l’usine de traitement, on aurait pu éviter tout déversement dans la rivière. Mais voilà, il aurait fallu sortir de l’argent des coffres de la Ville. Ou est-ce que c’est parce que les citadins n’auraient pas aimé voir ces camions d’eaux usées circuler pendant deux jours dans les rues de la ville? Pourtant, nous les voyons souvent en campagne ces temps-ci. Les agriculteurs ont les moyens de payer ces transporteurs, mais pas la Ville?

Beaucoup moins cher de polluer, encore en 2022, que de chercher des solutions.

Jacques Tétreault, sentinelle de la Yamaska pour la Fondation Rivières

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