6 juin 2024 - 03:00
Pierre Blais démissionne de son poste de conseiller à Saint-Pie
Par: Adaée Beaulieu
Le conseiller du district numéro 2 de Saint-Pie, Pierre Blais, a remis sa démission, déplorant le fait que la politique municipale soit de plus en plus exigeante. Photo gracieuseté

Le conseiller du district numéro 2 de Saint-Pie, Pierre Blais, a remis sa démission, déplorant le fait que la politique municipale soit de plus en plus exigeante. Photo gracieuseté

Le conseiller du district numéro 2 de la Ville de Saint-Pie, Pierre Blais, a récemment remis sa démission. Considérant la politique municipale comme de plus en plus ardue, il a choisi ses combats en décidant de mettre son énergie ailleurs.

« Considérant que de plus en plus, la Ville traite des dossiers qui impliquent des compagnies qui font partie de ma clientèle; Considérant que cette situation apporte ou peut apporter des conflits d’intérêts; Considérant que j’ai de moins en moins de temps à consacrer à la Municipalité; Considérant que ma santé est fortement touchée par l’atmosphère qui règne présentement dans la société; j’en arrive à la conclusion, après plusieurs semaines de réflexion, que je ne peux plus donner les énergies et le temps nécessaire au poste de conseiller municipal. Dans cette optique, je vous remets ma démission, qui prend effet immédiatement », a-t-il écrit dans sa lettre de démission.

En entrevue avec LE COURRIER, le propriétaire de l’entreprise de télécommunications Gestion TCS a réitéré que les possibles conflits sont scrutés à loupe, comme ce fut le cas pour la conseillère Pascale Pinette, exclue récemment des séances plénières pour son activisme environnemental. Il a donc choisi de se retirer avant qu’il ne devienne une cible.

Toutefois, il a affirmé que les vrais motifs de sa démission étaient plus profonds. « Je suis conseiller depuis 2017 et c’est de plus en plus dur faire de la politique municipale. Les citoyens chialent beaucoup, mais ne se présentent pas au conseil pour faire valoir leurs points de vue. Ils ne prennent pas non plus le temps de s’informer sur ce qui explique certaines décisions comme la législation des autres instances gouvernementales », a-t-il déploré. Il a néanmoins affirmé ne jamais avoir vécu d’intimidation.

« Pour ma part, je me suis lancé en politique pour contribuer, mais s’est rendu compliqué de faire la différence. C’était difficile pour moi de faire passer mes idées, surtout que je me retrouvais souvent minoritaire », a-t-il ajouté.

Maintenant âgé de 62 ans, M. Blais a envie de faire autre chose plutôt que de s’acharner à conserver ce poste. En date du 3 juin, il n’y avait personne qui, selon lui, était intéressé à lui succéder.

La période de dépôt des candidatures est en cours jusqu’au 14 juin. Si plusieurs candidatures sont déposées, le scrutin se tiendra le 14 juillet et le vote par anticipation sera le 7 juillet.

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