4 août 2022
Piétonnisation : un projet à réessayer, mais différemment
Par: Le Courrier

La piétonnisation de la rue des Cascades, on a dit que c’était un échec et que c’était une mauvaise idée. Oui, ce fut un échec : parce que tenté en période de pandémie et de canicule, parce qu’on n’était pas prêts à accueillir piétons et cyclistes, parce qu’on ne change pas une façon de faire en quelques semaines, parce que l’idée de piétonnisation ne doit pas exclure ni le cycliste ni les automobilistes sauf lors de la vente trottoir.

Piétonniser, c’est rendre la rue accessible aux piétons. Un bon exemple, c’est un camping où piétons, vélos et autos circulent, mais à la vitesse du piéton.

Si les cyclistes peuvent se rendre au centre- ville de façon sécuritaire et y stationner leur vélo de la même manière, ils vont y aller. Si l’expérience est positive, ils vont y revenir et le faire savoir.

Retenir qu’un individu, qu’il soit à vélo ou en auto, c’est toujours un client potentiel et une famille à vélo, c’est minimum trois clients.

Le centre-ville est attrayant parce que les gens peuvent se côtoyer : les humains sont grégaires et, s’il y a de l’ambiance, ils seront nombreux. Mais en auto, les contacts sont à éviter!

Une place de stationnement d’auto, c’est la place de cinq vélos; une auto dans la rue, c’est 10-12 personnes, selon la foule.

Des places de stationnement de courte durée doivent être préservées devant les magasins où l’on vend des objets lourds (quincailleries, épiceries).

On a une idée de ce qu’il faut faire pour attirer les gens, dont faciliter la venue en améliorant l’accès au centre-ville aux cyclistes. Pour les piétons, installer des navettes du nord au centre-ville, de l’ouest au centre-ville, etc.

La piétonnisation, ce n’est pas un moment durant l’été, c’est la vie au centre-ville.

Gilles Germain, Saint-Hyacinthe

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