30 mars 2017
Problématique de sécurité sur la rue Marquette
Par: Le Courrier

Problématique de sécurité

Problématique de sécurité

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Mme la Lieutenante Guylaine Tremblay

Officier responsable de la surveillance du territoire

Sureté du Québec

Poste de la MRC des Maskoutains

 

Bonjour Mme Tremblay,

Je voudrais prendre quelques minutes de votre temps pour vous signaler une situation que j’estime être dangereuse pour nos enfants.

La cause est fort simple : plusieurs automobilistes ne respectent pas l’Interdiction de stationner sur la rue Marquette en direction ouest, entre les rues Guy et Vertefeuille.

Il y est interdit de stationner entre 7 h et 9 h, entre 14 h et 17 h, du 15 août au 24 juin. En fait, c’est lorsque les autobus sont présents autour de l’école. Comme il est prévu pour toutes les zones de débarcadère scolaire.

La présence d’automobilistes dans la zone réservée aux autobus cause des maux de tête aux conducteurs d’autobus qui ont ensuite à prendre des décisions en fonction de la situation.

J’ai été témoin de manœuvres hors de l’ordinaire pour stationner les autobus. En voici des exemples :

 l’autobus monte une roue sur le trottoir afin de se stationner entre une voiture et un autobus;

l’autobus se stationne en exécutant un stationnement parallèle à reculons;

l’autobus recule pour se stationner entre un arrêt-stop et une voiture;

l’autobus se stationne au milieu de la rue, à côté d’une voiture et perturbe la circulation;

l’autobus recule afin de créer un espace en avant de lui pour pouvoir repartir.

Ces manœuvres, qui augmentent inutilement les risques d’accident, sont à proscrire.

Un conducteur d’autobus qui fait marche arrière, le long d’un trottoir où courent des enfants, augmente le risque de voir un de ces enfants passer sous une roue.

Loin de moi l’idée de pointer du doigt les conducteurs d’autobus. Au contraire, je les remercie pour le professionnalisme dont ils font preuve. Ils recherchent toujours la situation la plus sécuritaire.

Les enfants demeurent des enfants, avec toute l’innocence qui leur revient. On peut les conscientiser au danger, mais on ne peut pas les tenir entièrement responsables de leur sécurité. On ne peut surtout pas les tenir responsables de la négligence des autres.

Vous me direz que vous ne voyez pas de danger imminent; alors je vous répondrai que la multiplication des incidents nous mènera inévitablement à un accident grave, voire fatal.

Je vous cite ici le cas de la rue Marquette à Sainte-Rosalie, mais pour en avoir discuté avec des gens impliqués de près dans le transport scolaire, la situation est similaire aux abords de la majorité des écoles.

Alors ici on multiplie les sites problématiques, alors on multiplie les incidents. On augmente alors la probabilité de faire face à un accident.

Je suis convaincu que vous comprenez ce que je vous explique. La SAAQ, la CNESST, même vous à la Sureté du Québec avez le même discours. Il faut minimiser les situations à problème.

À tout cela, il faut ajouter les automobilistes qui ne s’immobilisent pas lorsque les clignotants rouges sont en fonction. À Sainte-Rosalie, je suis témoin d’au moins un événement du genre chaque année. Je n’ose même pas imaginer ce que les conducteurs peuvent voir dans une année.

J’envoie une copie conforme de ce message à divers acteurs de la scène municipale, du monde scolaire, du transporteur et des médias afin de leur permettre de s’impliquer dans la solution. La solution passe par des actions de la part du corps de police, mais la SQ n’est pas la seule responsable de l’implantation d’une solution durable. La Ville de Saint-Hyacinthe est partie prenante à ce dossier.

À mon avis, il faut à très court terme faire plus de répression en zone scolaire. Qui est responsable de remettre les contraventions de stationnement en zone scolaire? La Ville de Saint-Hyacinthe ou la SQ? Oui oui, la répression fonctionne encore. Et en plus, c’est bon pour les coffres de l’état.

À moyenne échéance, il faut revoir la circulation autour des écoles. À la demande de l’école Sainte-Rosalie, j’ai proposé des solutions en 2013. Mais rien n’a changé. Je suis toujours disposé à m’impliquer.

Alors Mme Tremblay, ce que j’attends de vous est fort simple. Je veux connaitre votre plan d’action pour ce qui vous concerne en surveillance du territoire dans les zones scolaires. J’attends aussi de vous que vous indiquiez ce qui revient à chacun des acteurs du milieu. 

MM. Côté et Corbeil, j’attends de vous des solutions pour améliorer la sécurité aux abords des écoles. Qu’est-ce que la Ville de Saint-Hyacinthe veut faire de concret dans ce dossier?

Je joins à ce courriel des photos que j’ai prises depuis environ un mois. Elles sont identifiées par numéro de plaques au cas ou vous auriez le goût de faire de la prévention ciblée. Toutes les photos sont prises en présence d’autobus. Je suis présent à l’école Sainte-Rosalie seulement 10 minutes par jour, 4-5 jours par semaine. Sur une photo, vous allez même voir une voiture, stationnée en sens inverse, face à un autobus.

En dernier lieu, demandez-vous ce que le statu quo apprend à nos enfants sur le respect des règles. Et de grâce, n’attendons pas un évènement malheureux pour agir. Soyons plutôt des modèles.

En attendant votre réponse, je vous salue.

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