27 octobre 2022
Quand la route tue
Par: Le Courrier
À un moment donné de notre vie, nous perdons notre permis de conduire, ce privilège dont nous avons profité jusqu`à ce que la santé ne nous le permette plus.

Mais nous avons dû l’acquérir ce fameux permis, il y a longtemps, lorsque nous étions plus jeunes. Enfin la liberté et l’indépendance, que l`on se disait à l’époque. Et c’était vrai. C’est encore vrai aujourd’hui, en fait. Rien n’a vraiment changé. Les premières années de conduite ont toujours été et seront toujours les années les plus cruciales, les plus risquées et, comme on le disait dans le temps, ça passe ou ça casse. L’inexpérience, l’influence, la témérité (surtout les gars) et le goût du risque nous accompagnent pendant toutes ces années.

Après ces quelques années, certains diront, en se rappelant des souvenirs, qu’ils ont eu beaucoup de plaisir en conduisant prudemment, d’autres se diront qu’ils ont été chanceux de ne pas s’être tués. Malheureusement, un certain nombre d’entre eux, comme les deux jeunes à Saint-Pie et les trois jeunes à Saint-Robert, pas tellement loin d’ici, n’auront pas cette chance. Ils sont morts. Les souvenirs qu’ils ont laissés sont pour leurs familles et leurs proches.

Différentes causes en sont responsables, mais la vitesse excessive est celle qui arrive en premier. Un peu comme le gars qui dit à l’autre « Premier arrivé » et l’autre qui répond « OK ». Peut-être qu’un seul sera au fil d’arrivée. Ou l’autre qui dit « Hé man, la courbe qui s’en vient, t’es capable », sans se soucier que c’est peut-être la dernière, vivant. Non, nous ne sommes pas invincibles, même en étant jeunes. Oui, on peut se tuer. Une question de choix, la vie ou la mort.

Si l’on choisit la vie, alors ce fameux permis nous apportera la liberté et l’indépendance que nous vivrons avec notre famille, nos amis et nous en garderons de beaux souvenirs.

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