3 Décembre 2015
Qui s’en fout?
Par: Pierre Bornais
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Trop de personnes semblent indifférentes, même en opposition, avec le discours sur l’urgence de prévenir une éventuelle ­catastrophe climatique. Comme si c’était une pièce de théâtre à laquelle nous ­assistons en simples spectateurs!

Bien sûr, ce n’est pas la seule présence à Paris de près de deux cents chefs d’état et de milliers d’adjoints pour discuter du ­climat qui confère à cette rencontre son caractère. Mais le fait que tous ­reconnaissent que les enjeux sont d’une importance capitale pour ceux et celles dont l’existence même est menacée justifie pleinement l’exercice.

Maintenant, il reste à voir quels résultats concrets sortiront de ces échanges au plus haut niveau, alors que tant d’intérêts ­s’opposent au quotidien.

Récemment, une chroniqueuse, dans un quotidien de Montréal, se questionnait sur l’intérêt des gens d’ici concernant cette question particulière. Et elle déplorait le peu d’attention que cette dernière ­suscitait, surtout à l’arrivée des fêtes de fin d’année et de tous les excès de ­surconsommation qui en découlent.

« On s’en fout! », semblait une conclusion logique alors que cela semble tellement loin de nous. Une autre façon de dire : « Après nous, le déluge! ».

Pourtant, il y aura bientôt vingt ans, toute la région maskoutaine a vécu un avant-goût de ce que pourrait être la réalité en cas de dérèglement du climat.

Les automnes qui s’allongent nous semblent bien agréables! Les hivers sans neige ne sont pas pour déplaire, même si, en contrepartie, le froid est plus intense…

Il est vrai que ces phénomènes, et d’autres plus catastrophiques, s’étaleront dans le temps et que la majorité d’entre nous n’en verra pas la pleine puissance. Mais il faut au moins savoir qu’ils seront liés directement aux gestes que tout un chacun pose aujourd’hui. Et là, nous sommes tous interpellés!

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