12 mai 2022
Réflexions et souvenirs
Par: Sarah Villemaire
André Brochu est en paix à l’aube de la retraite. Photo François Larivière | Le Courrier ©

André Brochu est en paix à l’aube de la retraite. Photo François Larivière | Le Courrier ©


SUR L’AVENIR DU COMMERCE DE DÉTAIL

André Brochu se dit optimiste face à l’avenir du commerce de détail. Des études de marché américaines démontrent même un retour progressif des jeunes dans les centres commerciaux, selon M. Brochu. « On suit présentement la tendance américaine qui est très positive. Il faut aller chercher les 25-45 ans dans nos commerces, car on sent qu’ils veulent magasiner en présentiel », explique-t-il. Le rayon des vêtements et de la chaussure sera d’ailleurs un défi pour les commerçants qui souhaitent garnir leur collection en magasin afin de contrer le magasinage en ligne. Le directeur général voit aussi un potentiel d’aménagement de logements à même le centre commercial afin d’atténuer la crise du logement à Saint-Hyacinthe et les environs. « On pourrait construire une tour d’habitation avec des jardins communautaires sur le toit. Bref, de beaux projets pourraient être intéressants pour faciliter la circulation des citoyens habitant le secteur », lance André Brochu.

SUR LE DÉVELOPPEMENT DU CENTRE-VILLE

Comme pour les Galeries, le centre-ville de Saint-Hyacinthe connaît son lot de défis, notamment par la compétition entourant l’achat en ligne et la pénurie de main-d’œuvre. Somme toute, André Brochu remarque une belle croissance du centre-ville depuis les dernières années. « J’ai toujours cru au centre-ville, car c’est l’âme d’une ville. L’évolution est là et de belles réalisations, comme le Marché public, représentent un bel acquis pour la région », souligne-t-il. Seul bémol, le directeur général déplore que le programme d’aide à l’implantation de commerces au centre-ville soit seulement consacré à ce secteur. « Je trouve ça triste que la Municipalité n’ait pas pris en considération les commerçants des Galeries. On aurait pu nous aussi aider au démarrage de commerces si on avait eu les moyens », affirme-t-il.

SUR LA CRISE DU VERGLAS

En 1998, une première crise, celle du verglas, a frappé les Galeries St-Hyacinthe qui ont servi de refuge temporaire aux Maskoutains. Afin de divertir les clients et d’assurer l’ouverture des commerces, l’établissement s’est équipé de quatre génératrices. Le cinéma était ouvert gratuitement aux visiteurs et plusieurs activités familiales ont eu lieu. « C’est incroyable le nombre de personnes qui sont venues nous voir. Ce fut un succès fou », se rappelle André Brochu.

SUR SON AVENIR PROFESSIONNEL

Bien qu’André Brochu quitte ses fonctions en août, ce dernier restera consultant pour prêter main-forte à la relève. Grandement impliqué dans diverses associations sociales et professionnelles, l’homme d’affaires est membre de la Chambre de commerce de la grande région de Saint-Hyacinthe. Entre ses diverses implications, des projets de rénovation, d’aménagement paysager, de voyage et de vélo sont au programme auprès de sa douce compagne.

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