12 mai 2022
Réglementer la rivière Yamaska : des citoyens s’ajoutent au débat
Par: Sarah-Eve Charland
Selon Luc Loiselle, un résident de Saint-Damase, des citoyens vivent des dommages importants, dont l’érosion des berges, en raison des vagues surdimensionnées sur la rivière Yamaska. Photo gracieuseté

Selon Luc Loiselle, un résident de Saint-Damase, des citoyens vivent des dommages importants, dont l’érosion des berges, en raison des vagues surdimensionnées sur la rivière Yamaska. Photo gracieuseté

Le Damasien Luc Loiselle condamne l’utilisation de la planche nautique (wakeboard) sur la rivière Yamaska. Heureux d’apprendre la démarche du député fédéral pour mieux encadrer les embarcations sur la rivière, il n’a pas lésiné les efforts pour mobiliser les citoyens de Saint-Damase et de Saint-Pie afin de s’assurer que les doléances soient entendues.

Le député de Saint-Hyacinthe–Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, a réuni plusieurs intervenants de la région dans un comité régional qui a pour objectif de trouver des solutions pour protéger les berges et réduire les vagues surdimensionnées. La première étape consiste à tenir des consultations publiques pendant le mois de mai à Saint-Pie, à Saint-Damase et à Saint-Hyacinthe.

En prévision de ces consultations, Luc Loiselle a sollicité les résidents vivant le long de la rivière à Saint-Damase et à Saint-Pie afin de connaître leur réalité. « Je me demandais si j’étais le seul dans ma situation. Je suis tombé à terre. Tout le monde vit un mini drame. C’est épouvantable. Les gens perdent des arbres, du terrain. Ils ont peur de pratiquer du kayak ou de la planche à pagaie », raconte-t-il.

Il s’est concentré sur Saint-Damase et Saint-Pie puisqu’il considère que la problématique est plus présente dans ces secteurs. Il estime que près de 41 % des personnes sollicitées ont répondu à son sondage non scientifique. De ce nombre, 92 % ont affirmé sans détour que le wakeboard n’avait pas sa place sur la rivière. Aussi, 82 % ont mentionné avoir perdu du terrain au cours des cinq dernières années.

En formant un comité citoyen, M. Loiselle compte utiliser ces commentaires pour ajouter du poids à la revendication politique. Il applaudit d’ailleurs la démarche de M. Savard-Tremblay et souhaite travailler en collaboration. « Je les appuie. C’est eux qui ont la clé pour mettre une réglementation. Moi, je ne l’ai pas. Il faut inévitablement faire changer la loi, mais en ce moment, on n’a pas force de loi. On doit trouver d’autres moyens d’informer. »

Dans le cadre de sa démarche, le député doit, entre autres, prouver que les mesures non réglementaires n’ont pas fonctionné. M. Loiselle propose donc de mettre en place un code d’éthique concernant les comportements à adopter sur la rivière Yamaska. Bien que cette démarche, si elle est réalisée, n’aura pas force de loi, elle s’ajouterait aux activités de sensibilisation.

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