« Ça ressemble aux chiffres d’avant la pandémie, s’est réjoui le président du conseil d’administration du Club athlétique de Saint-Hyacinthe, Daniel Laflamme, en entrevue avec LE COURRIER. Je me disais que si on dépassait les 2000 inscriptions pour notre retour, on serait satisfaits, donc on est très contents de la participation des gens. »
Les bourrasques et le temps frais n’ont pas refroidi les ardeurs des participants qui affichaient le sourire autant au départ qu’à l’arrivée.
La distance de 5 km a été la plus populaire avec 666 participants inscrits. On comptait aussi 422 coureurs et marcheurs pour le 2 km, 175 participants au 10 km et 131 athlètes au 15 km. Plus de 1000 jeunes du primaire ont également relevé le défi scolaire de 1 km. Une grande majorité de participants provenait de la région maskoutaine.
« Les gens de Saint-Hyacinthe et de la région sont restés fidèles à notre course même si ça faisait trois ans qu’il n’y en avait pas eu. Au début, on se demandait si la réponse allait être bonne, mais force est d’admettre que les gens attendaient le retour du Défi », a poursuivi M. Laflamme.
Le maire de Saint-Hyacinthe, André Beauregard, a pu constater cet engouement puisqu’il a donné le départ des courses, en plus d’attendre les coureurs à la ligne d’arrivée pour leur remettre leur médaille de participation.
En cette journée de la fête des Mères, un œillet était aussi remis aux mamans inscrites après leur course. D’autres initiatives avaient été mises en place pour souligner cette journée spéciale, comme le collant « Je cours pour ma maman » que les participants pouvaient apposer sur leur vêtement afin de dédier leur course à leur mère.
Une démonstration de course partagée a également animé le départ du 2 km. Le Maskoutain Julien Pinsonneault, qui lance ces jours-ci la première saison des Courses partagées de Saint-Hyacinthe, a profité de l’occasion pour faire la promotion de cette discipline qui permet à une personne à mobilité réduite de vivre l’expérience d’une course à bord d’un fauteuil Kartus poussé par un coureur.
Sur le plan sportif, Julien Pinsonneault a d’ailleurs été le premier à franchir le fil d’arrivée du 15 km, et ce, même s’il a parcouru la distance en poussant un fauteuil Kartus dans lequel prenait place Kim Richer. Avec un chrono de 53:23, il a devancé par 15 secondes son plus proche rival.
Au 10 km, l’Hilairemontais Charles-Antoine Poulin a filé seul vers la victoire avec un temps de 32:34. Le 5 km a quant à lui été remporté par le Montréalais Thomas Csisztu avec un temps de 16:14, tout juste devant Alvaro Cueto (16:16). Gustave Imbaud, un membre de l’équipe de cross-country des Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe, a complété le podium sur cette distance en franchissant lui aussi le fil d’arrivée sous la barre des 17 minutes (16:47).
Du côté du volet entreprise, plus d’une trentaine d’entreprises de la région ont répondu à l’invitation. CDMV a réussi à détrôner la Faculté de médecine vétérinaire, gagnante des éditions précédentes, pour remporter la palme avec ses 42 participants qui ont parcouru cumulativement 259 km.
Par ailleurs, l’absence de la promenade Gérard-Côté dans les parcours de 10 km et de 15 km n’a pas semblé décevoir les participants, a rapporté le président du Club athlétique.
« Les gens ont bien aimé les parcours, même si c’était deux boucles. Les boucles ne sont pas les mêmes, donc les gens ne trouvaient pas le trajet ennuyant », a rapporté Daniel Laflamme, avant d’ajouter qu’il avait l’intention de conserver la même formule pour les prochaines années, le temps que la Ville fasse la réfection de la promenade.