24 mars 2022
Saint-Hyacinthe parmi les marchés les plus en surchauffe au Québec
Par: Sarah-Eve Charland
Une maison sur trois à Saint-Hyacinthe a été vendue en surenchère en 2021. Photothèque | Le Courrier ©

Une maison sur trois à Saint-Hyacinthe a été vendue en surenchère en 2021. Photothèque | Le Courrier ©

Saint-Hyacinthe se retrouve parmi les endroits au Québec où le plus de ventes de maisons uni-familiales se sont soldées par une surenchère en 2021. Une maison sur trois s’est vendue au-dessus de 10 % du prix demandé.

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) s’est basée sur les données Centris pour tirer ces conclusions. Parmi les régions métropolitaines de recense-ment (RMR) québécoises analysées par l’APCIQ, Saint-Hyacinthe se trouve parmi les plus touchées en 2021 avec 33 % des transactions d’unifamiliales se terminant avec plus de 10 % de surenchère, soit un peu plus de 130 sur près de 400 transactions en 2021.

C’est la RMR de Gatineau qui obtenait le pourcentage le plus élevé avec 36 %. À titre comparatif dans la région, la proportion de transactions d’unifamiliales se terminant par une surenchère de plus de 10 % a atteint 16 % à Granby et 4 % à Drummondville en 2021.

La directrice de Re/Max Saint-Hyacinthe, Maryse Morin, estime que les offres multiples sont encore monnaie courante en raison du peu d’inventaire. « On essaie d’évaluer la propriété à la juste valeur. C’est le mot d’ordre. Mais la juste valeur, c’est rendu quoi? Ça devient très complexe. […] Le vendeur est roi et maître. On essaie de s’adapter au marché. C’est ce qu’on vit depuis plus d’un an », affirme-t-elle.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène, dont le déséquilibre entre la demande et la quantité des propriétés disponibles sur le marché. « On a aussi observé une croissance de l’intérêt pour les localités un peu plus excentrées, comme Saint-Hyacinthe, où les prix étaient historiquement plus bas que dans les grands centres. Le marché de Saint-Hyacinthe, avec sa relative proximité à la RMR de Montréal, semble avoir été affecté par cette tendance », estime la relationniste pour le compte de l’APCIQ, Marie-Rose Desautels.

L’année 2020 est considérée comme une année record, selon l’APCIQ. Bien que pour l’ensemble du Québec, le mois de décembre 2021 ait entraîné une diminution de 2 % des ventes comparativement à la même période l’année précédente, Saint-Hyacinthe a plutôt connu une hausse de 6 % des ventes résidentielles. Les acheteurs se sont tournés vers les copropriétés et les petites propriétés à revenu. Selon l’APCIQ, les conditions de marché n’ont jamais été aussi serrées à l’avantage des vendeurs depuis 21 ans, faisant atteindre des prix records.

En 2021, on évalue à 712 le nombre de ventes résidentielles à Saint-Hyacinthe, soit le même nombre qu’en 2020. Les unifamiliales sont passées de 437 transactions en 2020 à 421 en 2021, les copropriétés de 119 en 2020 à 137 en 2021 et les petites propriétés à revenu de 111 à 151 pour la même période. Les autres transactions touchent des fermettes.

Le prix médian d’une unifamiliale a bondi en 2021 pour atteindre 341 000 $ à Saint- Hyacinthe, alors qu’il se situait plutôt à 278 500 $ en 2020.

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