20 janvier 2022
Immobilier
Saint-Hyacinthe parmi les marchés les plus en surchauffe au Québec
Par: Sarah-Eve Charland
Une maison sur trois à Saint-Hyacinthe a été vendue en surenchère en 2021, selon les données de l’APCIQ. Photothèque | Le Courrier ©

Une maison sur trois à Saint-Hyacinthe a été vendue en surenchère en 2021, selon les données de l’APCIQ. Photothèque | Le Courrier ©

Saint-Hyacinthe se retrouve parmi les endroits au Québec où le plus de ventes de maisons unifamiliales se sont soldées par une surenchère en 2021. Une maison sur trois s’est vendue au-dessus de 10 % du prix demandé.

L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) s’est basée sur les données Centris pour tirer ces conclusions. Parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR) québécoises analysées par l’APCIQ, Saint-Hyacinthe se trouve parmi les plus touchées en 2021 avec 33 % des transactions d’unifamiliales se terminant avec plus de 10 % de surenchère, soit un peu plus de 130 sur près de 400 transactions en 2021.

C’est la RMR de Gatineau qui obtenait le pourcentage le plus élevé avec 36 %. À titre comparatif dans la région, la proportion de transactions d’unifamiliales se terminant par une surenchère de plus de 10 % a atteint 16 % à Granby et 4 % à Drummondville en 2021.

La directrice de Re/Max Saint-Hyacinthe, Maryse Morin, estime que les offres multiples sont encore monnaie courante en raison du peu d’inventaire. « On essaie d’évaluer la propriété à la juste valeur. C’est le mot d’ordre. Mais la juste valeur, c’est rendu quoi? Ça devient très complexe. […] Le vendeur est roi et maître. On essaie de s’adapter au marché. C’est ce qu’on vit depuis plus d’un an », affirme-t-elle.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène, dont le déséquilibre entre la demande et la quantité des propriétés disponibles sur le marché. « On a aussi observé une croissance de l’intérêt pour les localités un peu plus excentrées, comme Saint-Hyacinthe, où les prix étaient historiquement plus bas que dans les grands centres. Le marché de Saint-Hyacinthe, avec sa relative proximité à la RMR de Montréal, semble avoir été affecté par cette tendance », estime la relationniste pour le compte de l’APCIQ, Marie-Rose Desautels.

L’année 2020 est considérée comme une année record, selon l’APCIQ. Bien que pour l’ensemble du Québec, le mois de décembre 2021 ait entraîné une diminution de 2 % des ventes comparativement à la même période l’année précédente, Saint-Hyacinthe a plutôt connu une hausse de 6 % des ventes résidentielles. Les acheteurs se sont tournés vers les copropriétés et les petites propriétés à revenu. Selon l’APCIQ, les conditions de marché n’ont jamais été aussi serrées à l’avantage des vendeurs depuis 21 ans, faisant atteindre des prix records.

En 2021, on évalue à 712 le nombre de ventes résidentielles à Saint-Hyacinthe, soit le même nombre qu’en 2020. Les unifamiliales sont passées de 437 transactions en 2020 à 421 en 2021, les copropriétés de 119 en 2020 à 137 en 2021 et les petites propriétés à revenu de 111 à 151 pour la même période. Les autres transactions touchent des fermettes.

Le prix médian d’une unifamiliale a bondi en 2021 pour atteindre 341 000 $ à Saint-Hyacinthe, alors qu’il se situait plutôt à 278 500 $ en 2020.

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