26 mai 2016
Sale temps pour la météo
Par: Christian Vanasse

Sale temps pour la météo

Sale temps pour la météo

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Dans le mot « météorologique », il y a de moins en moins de logique. Une semaine il neige, la semaine d’après il fait 30. On se fait battre le chaud et le frette par un climat devenu bipolaire et en attendant de lui trouver une bonne prescription d’antidépresseurs il faudra s’y faire, le temps change plus rapidement qu’un ministre de l’Éducation.

Et pour passer le temps, certains ont la drôle d’idée de le poursuivre. Le promoteur de Sanair, qui réclame 6500 $ à Michel « Météo » Morissette pour « prévisions fausses et erronées », j’avoue que je ne l’avais pas vu venir.

C’est la chose la plus drôle depuis la poursuite des producteurs de chandelles contre le soleil, qui était une fiction, mais la réalité est bien plus comique. Ô que j’aimerais assister au procès et entendre la défense appeler Mère nature à la barre des témoins.

Ok, des fois on part le BBQ en mitaine de skidoo pis l’après-midi on fait de la motoneige en gougounes, mais à qui la faute? Au messager qui risque une prédiction assortie en prime d’une probabilité de réussite de 40 %… qui veut dire très précisément : « Ça se pourrait que ». Ou bien la faute à celui qui risque une activité extérieure dans un climat où l’improbable est plus que jamais possible?

Sanair contre 771-BEAU, pourquoi pas El Nino un coup parti? Tant qu’à remonter jusqu’au véritable responsable de toute cette affaire de bouleversement météorologique. El Nino se défendrait à son tour en plaidant qu’il ne fait que son travail, qu’un autre est coupable. Les experts climatiques pointeraient alors en direction des énergies fossiles et Sanair n’aurait d’autre choix que de poursuivre l’Industrie pétrolière et automobile.

Sanair contre le gaz pis les chars. La boucle serait bouclée!

Ou l’ovale si vous préférez.

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