2 mars 2017
Mercedes-Benz E 300 
Tout ce qu’il faut
Par: Marc Bouchard

Photo : Mercedes-Benz Canada

Photo : Mercedes-Benz Canada

J’ai un ami-collègue-patron (le statut dépend du moment où je lui parle) qui est un fan inconditionnel de Mercedes-Benz. Il en a possédé plusieurs, continue d’en conduire au moins une, mais avait encore une place dans sa cour pour une nouvelle. Il a donc choisi de commander la toute nouvelle Mercedes-Benz Classe E qu’il recevra plus tard cette année.

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Sa confiance est telle, en fait, qu’il a opté pour cette voiture et l’a commandée sans même l’essayer. À sa décharge, il faut savoir qu’il en avait déjà possédé une d’ancienne génération, et qu’il mise sur des améliorations normales dans la prochaine version.

Imaginez alors son insistance (en fait, il ne me l’a demandé qu’une seule fois) quand il a su que je prenais le volant de la Mercedes-Benz E300 pour une semaine : il voulait la voir, s’y asseoir et se faire conduire. Ce que je me suis empressé de faire.

Il a été surpris. Agréablement surpris. Même si la version qu’il a commandée propose une motorisation plus puissante, la tenue de route, le confort, le style et la qualité générale de la voiture l’ont comblé. C’est avec le sourire aux lèvres qu’il est débarqué, en murmurant « Je me suis commandé toute une voiture ».

Ce qui est absolument exact. La Mercedes-Benz Classe E de nouvelle génération a tout ce qu’il faut, et encore, corrigeant les quelques minis faiblesses de l’ancienne version.

Du style

Physiquement, il est difficile de crier au génie, du moins à l’extérieur. Il est vrai que la voiture est jolie et reprend les traits de caractère de la famille, personne n’en doutera. Un peu trop peut-être puisque la nouvelle philosophie de Mercedes-Benz est justement de reprendre la même silhouette pour toutes ses voitures. 

La nuance entre les Classe S, C et E n’est donc affaire que de longueur seulement, ou presque. Évidemment, quelques détails diffèrent, mais si peu.

L’habitacle de la Classe E est cependant spectaculaire. Non, on n’a pas encore changé le levier de régulateur de vitesse de place (il est logé juste en bas des clignotants, ce qui amène parfois une certaine confusion), mais pour le reste, on a affaire à un intérieur de haut, non de très haut niveau.

Qualité de finition et matériaux nobles sont à l’honneur. Les boiseries aux nervures apparentes sont toujours spectaculaires et le confort des sièges, que l’on peut quasiment moduler à loisir, est totalement sans reproche.

Puis, il y a le tableau de bord… Deux larges écrans, de plus de 12 pouces chacun, peuvent littéralement afficher toutes les informations voulues, dans un style qui varie entre le classique, le sport et le moderne sur simple pression d’un bouton. L’usage de toutes les fonctions est de nouveau concentré autour d’une molette centrale logée entre les deux sièges, mais on s’y retrouve aisément. Mon passager, habitué de Mercedes-Benz, n’a jamais eu de difficulté à retrouver les commandes.

Motorisation agréablement étonnante

Sous le capot de ma voiture d’essai, la Mercedes-Benz E300 4MATIC, la version d’entrée de gamme, peut sembler discrète : 4 cylindres 2,0 litres turbo. Ne vous laissez cependant pas leurrer par la taille des chiffres. Jumelé à la boite automatique 9 vitesses, il se montre nerveux quand c’est nécessaire et confortable quand on en a besoin. Le Dynamic Select, une petite molette qui permet de choisir le style de conduite entre le confort et le sport, contribue aussi à modifier le style de réaction de la voiture.

Et, ô surprise, malgré une taille plus que raisonnable, la Mercedes-Benz Classe E s’est avérée d’une surprenante rigidité et offre une tenue de route sans reproche.

Bien sûr, je conduisais la version de base qui offre malgré tout un ensemble de technologies de sécurité (allant de l’avertisseur de changement de voie au freinage assisté en cas de collision imminente), mais il y a beaucoup plus d’options de disponibles. On peut, par exemple, y trouver une aide au stationnement automatique, un système de changement de voie activé par le clignotant et même un système de protection de vos tympans : en cas de collision imminente, pour éviter un choc trop violent à vos oreilles, la voiture émettra un son pour vous préparer au bruit intense. Avouez que c’est le genre de son que vous ne souhaitez pas entendre.

Technologique, confortable, bien finie, je n’ai pas, en une semaine, réussi à trouver de défauts majeurs à la Mercedes-Benz Classe E. Même son prix (61 000 $ environ de base) n’a rien pour décourager les acheteurs de voitures de luxe.

Je n’ai pas trouvé de défaut réel, mais je me porte volontaire pour continuer l’étude, aussi longtemps qu’il le faudra!

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