18 novembre 2021
Toute la région fera l’objet d’une étude archéologique
Par: Sarah-Eve Charland

La MRC des Maskoutains veut connaître le potentiel archéologique de son territoire. Photothèque | Le Courrier ©

Une vaste étude qui vise à ratisser toute la MRC des Maskoutains sera réalisée cet hiver et ce printemps afin de connaître le potentiel archéologique du territoire.
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Dans le passé, il y a eu des études de potentiel archéologique sur une base ponctuelle sans qu’il y ait une étude à grande échelle, soutient le chargé de projet en patrimoine et technicien senior à l’aménagement à la MRC, Robert Mayrand. La MRC s’était fixé cet objectif en élaborant le schéma d’aménagement du territoire. « On a un petit retard à ce niveau-là du côté de la MRC. C’est ce qu’on essaie de rattraper. »

Grâce à une entente avec le ministère de la Culture du Québec, la MRC pourra faire financer l’étude à la hauteur de 50 %. On estime qu’elle pourrait coûter une vingtaine de milliers de dollars.

« C’est vraiment la toute première étape où on débroussaille les documents historiques, où on analyse la forme des terrains et la sinuosité des rivières pour trouver où il y aurait pu y avoir des établissements humains avant la formation des paroisses. […]

C’est ce qu’on appelle de l’archéologie préventive. On cible déjà les terrains qui ont du potentiel. Si une Municipalité ou une instance fait un projet à un endroit, on va avoir une idée du risque de découvrir des artéfacts. Ça va peut-être empêcher l’arrêt de travaux à grands frais », explique M. Mayrand.

Tout promoteur qui découvre un artéfact a l’obligation d’arrêter ses travaux et doit aviser le ministère de la Culture en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel du Québec.

Le mandat a été donné au bureau Ndakinna du Grand Conseil de la nation Waban-Aki. Un rapport devrait être déposé à la MRC à l’été 2022. La MRC a découvert l’expertise de ce bureau en les consultant au moment de réviser le schéma d’aménagement il y a quelques années. Le bureau Ndakinna possède une expertise notamment en archéologie et en géographie. Le travail ne se limitera pas à la culture Waban-Aki, assure M. Mayrand.

La collaboration avec les communautés autochtones est tout à fait à propos, reconnaît-il. « C’est important pour les instances publiques de développer cette collaboration-là avec les communautés autochtones. À la MRC, on travaille beaucoup à l’aménagement du territoire. Il y a des choses qui ont des impacts majeurs sur l’évolution de la trame urbaine du territoire. Donc de travailler comme ça sur des projets, ça développe une proximité et ça facilite après ça la consultation pour d’autres projets. »

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