10 novembre 2022
Un chien pour assister les élèves de l’école René-Saint-Pierre
Par: Adaée Beaulieu
Buddy est entouré des enseignants impliqués, de certains élèves qui bénéficient de son aide, des directeurs de l’école René-Saint-Pierre et du CSSSH ainsi que des partenaires. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Buddy est entouré des enseignants impliqués, de certains élèves qui bénéficient de son aide, des directeurs de l’école René-Saint-Pierre et du CSSSH ainsi que des partenaires. Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le nouveau chien d’assistance de l’école René-Saint-Pierre depuis un peu plus d’un mois, Buddy, un golden retriever de deux ans et demi, a été présenté aux médias, le 27 octobre.

L’animal, qui est le premier à travailler dans un établissement du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe (CSSSH), apporte notamment du réconfort aux élèves ayant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme ou des besoins socioaffectifs.

L’idée a germé dans la tête de l’enseignant Marc-Oliver Hébert, qui est en charge d’un groupe de sept élèves ayant des besoins sociaux affectifs au pavillon Raymond-Gagnon, il y a cinq ans après une rencontre avec Mélanie Bédard, une ancienne sergente-détective du Service de police de Sherbrooke qui est reconnue pour avoir intégré le premier chien de soutien émotionnel dans les corps policiers.

Son projet a été rendu possible grâce à la Fondation Asista, qui a formé Buddy pendant 1500 heures avec l’aide de 26 spécialistes. L’animal avait été abandonné à six mois et s’était retrouvé à la SPCA Roussillon. Plusieurs partenaires financiers ont aussi contribué au projet, dont la députée provinciale Chantal Soucy, la boutique d’animaux Chico, le Syndicat québécois de la construction, l’organisme Rotary et la fondation L’effet.

Un atout inestimable

Le chien fréquente l’école à temps plein et réside chez un membre du personnel le reste du temps. Une affiche plastifiée avec son nom permet aux élèves de demander à le voir ou à ce qu’il vienne dans leur classe. C’est le cas de Félix Ménard, qui a recours à la présence de l’animal deux à trois fois par jour. « Il m’aide quand je suis stressé », a-t-il expliqué.

« Il est inestimable. C’est une superbe expérience hors du commun », a déclaré l’enseignant derrière le projet. Il raconte d’ailleurs le témoignage d’un élève qui lui a manifesté sa joie de venir à l’école en raison de la présence de Buddy.

Sa collègue, la professeure Ève Lafond-Précourt, abonde dans le même sens. « Buddy est rapidement devenu un allié, une source de réconfort, de motivation, de sourires pour tellement de gens dans notre école. On remarque déjà l’assimilation du langage, l’apaisement, le sentiment de réconfort, l’écoute attentive sans jugement auprès des jeunes du pavillon où je travaille qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. »

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