28 avril 2022
Un comité veut mieux réglementer la rivière YamaskaConsultations publiques
Par: Sarah-Eve Charland
Le député de Saint-Hyacinthe–Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, en compagnie du maire de Saint-Damase, Alain Robert, pour annoncer la tenue de consultations publiques.Photo François Larivière | Le Courrier ©

Le député de Saint-Hyacinthe–Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, en compagnie du maire de Saint-Damase, Alain Robert, pour annoncer la tenue de consultations publiques.Photo François Larivière | Le Courrier ©

Un premier pas a été franchi vers un meilleur encadrement des embarcations nautiques sur la rivière Yamaska afin de réduire les vagues surdimensionnées et de protéger les berges. Piloté par le député de Saint-Hyacinthe–Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay, un comité régional a été formé pour trouver des solutions.

« Il y a beaucoup d’étapes. On en est aux balbutiements. Ça va être long avant d’avoir des résultats. […] [La solution optimale], est-ce de réduire la limite de vitesse? On ne part pas avec une idée préconçue de ce qui doit être fait », explique M. Savard-Tremblay.

Des intervenants des villes de Saint-Hyacinthe, de Saint-Damase, de Saint-Pie et de Saint-Césaire forment le comité auquel s’ajoutent des représentants de la circonscription voisine de Shefford, de la Sûreté du Québec et de l’Organisme de bassin versant (OBV) de la Yamaska. La Ville de Saint-Hyacinthe a nommé les conseillers municipaux David Bousquet et David-Olivier Huard pour siéger au comité régional.

« La rivière est au cœur de notre ville. Nous devons la protéger. Elle ne fait pas que passer par chez nous, elle fait partie de notre milieu de vie. Il est primordial d’en prendre soin même si cela nécessite des changements dans nos manières de faire. […] Il faut intervenir immédiatement de façon durable et concertée. Ce sont nos efforts qui permettront d’améliorer l’état de la rivière », poursuit le maire de Saint-Hyacinthe, André Beauregard.

La première étape consiste à tenir des consultations publiques, une obligation d’Environnement Canada, à Saint- Hyacinthe, à Saint-Damase, à Saint-Pie et à Saint-Césaire. Le député doit, entre autres, prouver que les mesures non réglementaires n’ont pas fonctionné. Autant dire qu’il doit démontrer que les campagnes de sensibilisation ne sont pas suffisantes, précise M. Savard-Tremblay.

Même scénario que sur la rivière Richelieu?

À quelques dizaines de kilomètres de Saint-Hyacinthe, le député de Verchères, Xavier Barsalou-Duval, s’est démené pendant des années pour réduire la vitesse sur la rivière Richelieu et interdire la planche nautique (wakeboard). L’automne dernier, il a présenté les modifications d’un règlement visant à réduire la vitesse des bateaux sur un tronçon de 10 km sur la rivière qui borde les villages de Saint-Antoine, de Saint-Denis, de Saint-Marc et de Saint-Charles-sur-Richelieu.

En quelques jours, M. Barsalou-Duval s’est buté à une levée de boucliers qui a fait reculer les municipalités touchées. Les maires et mairesses, tous élus pour un premier mandat à la dernière élection, ne savaient plus quoi faire de ce dossier chaud. Le dossier n’est d’ailleurs toujours pas réglé et le député devra soumettre une nouvelle demande pour encadrer la vitesse des embarcations sur la rivière Richelieu.

M. Savard-Tremblay a également suivi les démarches ardues de son collègue. C’est pourquoi des personnes du bureau de la circonscription de Verchères sont aussi invitées à se joindre au comité régional.

« Elles ont vécu la même chose. Elles sont capables de nous dire quoi ne pas faire et quels sont les bons coups. Du côté de la rivière Richelieu, je sais que plusieurs municipalités ont été découragées par [l’opposition]. Elles ont un peu laissé mon collègue député à lui-même. Dans mon cas, j’ai dit à tout le mond : c’est un pour tous et tous pour un jusqu’à la fin. Je ne veux pas que vous m’abandonniez en cours de route. J’ai été clair avec elles », poursuit-il.

L’opposition provenait principalement des marinas et des associations de nautisme motorisé, souligne-t-il. L’avantage du côté de la rivière Yamaska, c’est qu’on ne trouve pas de marinas. « Ça nous laisse vraiment des chances », croit M. Savard-Tremblay.

En 2019, la Ville de Saint-Hyacinthe avait lancé une campagne de sensibilisation pour limiter la pratique de la planche nautique. Deux ans plus tard, des résidents se sont encore plaints de la situation au COURRIER. L’ex-maire de Saint-Hyacinthe, Claude Corbeil, avait d’ailleurs interpellé les candidats à l’élection fédérale en septembre dernier à ce sujet.

Le conseil municipal a adopté à deux reprises une résolution par laquelle il s’engage à prendre toutes les démarches nécessaires pour réglementer la vitesse et interdire les embarcations produisant des vagues surdimensionnées sur la rivière Yamaska. Il s’est engagé à réglementer les rampes de mise à l’eau sur son territoire en encadrant l’accès et en imposant le lavage obligatoire des embarcations.

Saint-Pie : 12 mai, 19 h, Centre sportif et culturel

Saint-Hyacinthe : 19 mai, 19 h, Centre culturel Humania

Saint-Damase : 26 mai, 19 h, Bibliothèque municipale

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