13 janvier 2022
Jacques Fiset 1930-2022
Un féru d’histoire maskoutaine est décédé
Par: Maxime Prévost Durand
Jacques Fiset (à gauche) avait été nommé membre honoraire à vie du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe en 2005. Il a notamment contribué à la relance de la Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe dans les années 1970, Sur la photo, on le voit en compagnie de Conrad Daigneault.Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

Jacques Fiset (à gauche) avait été nommé membre honoraire à vie du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe en 2005. Il a notamment contribué à la relance de la Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe dans les années 1970, Sur la photo, on le voit en compagnie de Conrad Daigneault.Photo Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe

Un pionnier du Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe (CHSH) est décédé. Jacques Fiset, un grand passionné d’histoire et spécialiste des rues maskoutaines, s’est éteint le 8 janvier à l’âge de 91 ans.

Sa contribution à la transmission de l’histoire dans la région a été marquante à plusieurs égards. En plus de publier quelques ouvrages sur Saint-Hyacinthe et d’animer plusieurs des émissions à caractère historique à Cogeco, cet historien autodidacte a joué un rôle important dans la relance de la Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe dans les années 1970.

Cette entité, dont il a été le directeur et le vice-président, est plus tard devenue le Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe tel qu’on le connaît aujourd’hui à la suite d’une fusion avec le Centre d’archives du Séminaire de Saint-Hyacinthe. M. Fiset était par le fait même le plus ancien membre du CHSH et il avait été nommé membre honoraire à vie en 2005.

On lui doit également plusieurs noms de rues de Saint-Hyacinthe en raison du rôle qu’il a occupé au comité de toponymie de la Ville pendant de nombreuses années. Un de ses ouvrages, D’une rue à l’autre, était d’ailleurs consacré à la toponymie des rues de Saint-Hyacinthe.

En plus de posséder une collection personnelle enviable d’archives à la maison, Jacques Fiset a un fonds d’archives à son nom au CHSH, lequel comprend entre autres plus de 1500 photographies et diapositives de Saint-Hyacinthe à travers les différentes époques. Celles-ci sont parfois regroupées par thématique dans des cartables, pour faciliter les recherches.

« Il a cumulé beaucoup de photos. Je pense qu’il croyait beaucoup au pouvoir de l’image », confie Paul Foisy, actuel directeur général du CHSH.

« À certaines occasions, il parcourait les rues de Saint-Hyacinthe et prenait des photos. Ça a l’air de rien, mais ces photos-là nous servent parce qu’on peut autant avoir une photo des années 80 de la rue Girouard ou de la rue Cascades que quand il y a eu la reconstruction du pont Barsalou, par exemple. Quand il y avait un événement majeur, il prenait des photos. Il a eu la présence d’esprit d’aller prendre des photos et de nous les léguer dans son fonds d’archives », salue M. Foisy.

Même s’il a été longtemps archiviste au CHSH avant de devenir directeur général récemment, Paul Foisy dit avoir eu peu d’occasions de côtoyer Jacques Fiset au fil des années. « Il a été très actif à une certaine époque, mais depuis que je suis avec le Centre d’histoire, soit depuis 1995, on le voyait seulement à l’occasion. Il avait tellement d’archives chez lui qu’il avait déjà suffisamment de matériel pour ses recherches », souligne-t-il.

M. Foisy connaît néanmoins bien le personnage et parle de Jacques Fiset comme d’une « figure de proue de la Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe dans les années 70 et 80 ».

« Dans les années 70, c’était un peu lui qui était connu comme Monsieur Histoire, se remémore-t-il. Il a été très actif au niveau de la recherche et de la diffusion à cette époque-là. Il se promenait en ville, rencontrait des gens et parlait d’histoire. Par l’entremise de M. Fiset, les gens ont versé beaucoup de documents, des fonds d’archives, à la Société d’histoire régionale. Lui aussi avait une belle collection de photos et de documents d’époque. »

Le directeur général du CHSH espère que « la famille [de M. Fiset] pensera au Centre d’histoire pour léguer ses documents » qu’il avait accumulés au fil des années. « Je ne sais pas ce que M. Fiset avait l’intention de faire avec ceux-ci. On le verra dans l’avenir », conclut M. Foisy.

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