19 janvier 2023
Ministère de l’Agriculture
Un investissement de 20 M$ pour contrer la pénurie de main-d’œuvre
Par: Le Courrier
Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, en compagnie des propriétaires de la ferme Les délices du Rapide, Emmanuelle Plante et Marc-Antoine Pelletier, ainsi que du président de l’UPA, Martin Caron. Photo François Larivière ǀ Le Courrier ©

Le ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, en compagnie des propriétaires de la ferme Les délices du Rapide, Emmanuelle Plante et Marc-Antoine Pelletier, ainsi que du président de l’UPA, Martin Caron. Photo François Larivière ǀ Le Courrier ©

Le ministre de l’Agriculture et député de Johnson, André Lamontagne, était de passage à la ferme Les délices du Rapide à Saint-Hyacinthe, spécialisée dans la production de camerises, le 12 janvier, afin d’annoncer un investissement supplémentaire de 20 M$ dans la quatrième phase de l’Initiative ministérielle « Productivité végétale », qui a vu le jour en 2018 et a été renouvelée pour les années 2020 à 2023.

Celle-ci vise à accroître la productivité des entreprises agricoles qui se spécialisent en production végétale et à augmenter leur compétitivité en les aidant à relever les défis créés par la pénurie de main-d’œuvre. L’Initiative contribue également à diminuer le taux de mortalité des abeilles chez les entreprises pratiquant l’apiculture.

Depuis le 17 janvier et jusqu’au 15 février, les agriculteurs intéressés peuvent déposer leur demande pour leur projet. Celui-ci doit apporter un gain relatif à la main-d’œuvre d’au moins 40 heures par année.

L’investissement devrait permettre d’aider 900 entreprises agricoles à raison de 50 000 $ maximum chacune. Depuis 2018, des aides financières de près de 63 M$ dans le cadre de cette Initiative ont soutenu plus de 3300 projets.

Le ministre a également indiqué que la nouvelle mouture de l’Initiative prévoit une simplification du processus du dépôt d’une demande d’aide financière afin d’accélérer son traitement et une réduction des délais pour obtenir l’argent. D’ailleurs, le premier versement sera disponible avant le 31 mars et couvrira 70 % du montant total.

« Nous sommes fiers de soutenir l’essor des entreprises horticoles, serricoles et apicoles ainsi que celles spécialisées dans les grandes cultures et les plantes fourragères partout sur le territoire. Par cette initiative, notre gouvernement contribue à la vitalité économique des entreprises agricoles de toutes les régions du Québec tout en poursuivant notre important chantier visant une plus grande autonomie alimentaire », a déclaré le ministre Lamontagne.

« Cette annonce confirme l’engagement de notre gouvernement dans la mise en place de mesures qui favoriseront la productivité des entreprises agricoles. La présence du ministre Lamontagne à la ferme Les délices du Rapide permet de mettre en lumière l’effet de levier concret que peut procurer cette initiative dans le cadre des activités des producteurs. J’encourage vivement les exploitants agricoles du Québec, particulièrement ceux de la Montérégie – et ils sont nombreux –, à profiter de la période de dépôt pour soumettre un projet », a ajouté la députée de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy.

« Quand on a une initiative comme celle-ci, ça nous permet d’aller chercher des gains très importants pour nos entreprises agricoles. Ça permet aux agriculteurs d’investir dans de nouvelles technologies qui leur permettent d’être plus performants, productifs et résilients. Nous continuons aussi à être des dirigeants pour nous positionner au niveau international », a renchéri le président de l’UPA, Martin Caron.

Un exemple concret

Les propriétaires de la ferme Les délices du Rapide, Emmanuelle Plante et Marc-Antoine Pelletier, ont eux-mêmes bénéficié de l’Initiative « Productivité végétale » à deux reprises. En 2018, ils ont acquis de l’équipement permettant de mécaniser le travail manuel. Cela leur a permis de sauver 4000 heures par année. Puis, en 2021, ils ont acheté un trieur optique ayant permis de réduire de 92 % la main-d’œuvre pour cette tâche.

« Plus nos entreprises trouvent des moyens et des ressources pour faire en sorte qu’elles puissent déléguer des tâches à des équipements, plus ce sont de bonnes nouvelles », a lancé le ministre Lamontagne.

« Sans ces subventions, nous ne serions pas là », a renchéri le propriétaire de la ferme.

Pour la petite histoire, Marc-Antoine Pelletier fait partie de la cinquième génération d’agriculteurs dans sa famille. Il a repris la terre en 2016 à la suite du décès de son père. Il faut trois ans pour démarrer une production de camerises, alors les appuis financiers étaient essentiels.

Aujourd’hui, le couple cultive 46 600 plants sur 15 hectares. Cette année, l’entreprise dévoilera une nouvelle image de marque et de nouveaux produits. La conférence de presse se déroulait d’ailleurs dans le bâtiment qui sera le futur site pour la vente au détail à la ferme à l’année.

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