5 mai 2016
Chevrolet Cruze 2016
Un peu de renouveau
Par: Marc Bouchard

Photo General Motors

Photo General Motors

La Chevrolet Cruze, c’est la voiture berline compacte qui n’a pas la reconnaissance qui lui est due. Non, dans son ancienne mouture, elle n’était ni sexy ni sportive. Et non, elle ne fera pas tourner les têtes ou « tripper » les petits conducteurs à casquette qui rêvent de conduire une formule un en se prenant pour un champion du monde parce qu’ils ont mis un gros échappement.

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Mais il faut bien avouer que pour 2016, son nouveau style la rend plus agréable que ­jamais. Il faut aussi dire qu’elle a été tellement remaniée que même les ­amateurs de voiture ne la reconnaissent plus. Elle continue d’être une compacte, berline pas trop sportive. Mais elle ­améliore considérablement son image.

Nouveau style, nouvelle motorisation, la Chevrolet Cruze prend du galon en style et en performance.

Physiquement réussie

Il faut bien le préciser : la Chevrolet Cruze avait un petit quelque chose d’ordinaire dans la silhouette. À l’image de tous les produits GM cependant (qui, cette année, fait une véritable razzia dans ses modèles, les rafraichissant plus vite que nous sommes capables de les conduire), on a totalement redessiné le modèle.

Ainsi, la Chevrolet Cruze a profité d’un rajeunissement physique évident. À l’image de la Volt ou de la Malibu par exemple, elle arbore fièrement la nouvelle calandre amincie et toute en largeur, ce qui lui confère une nouvelle présence sur la route.

Plus longue et plus large, elle a grandi, prenant 69 mm en longueur, 15 mm en empattement qui est désormais le plus grand de sa catégorie, elle se distingue aussi avec une ligne plus profilée et une ligne de toit allongée. Bref, sans ­tomber dans la coupe sportive, la Chevrolet Cruze a définitivement de la présence sur la route.

L’habitacle n’est pas le point fort de la nouvelle voiture. En fait, malgré la ­présence de plusieurs accessoires de ­qualité, comme l’écran MyLink ou le ­tableau de bord aux cadrans plus lisibles et faciles à consulter que jamais, on aurait peut-être apprécié davantage de modernisme dans la finition.

La présence de plastiques durs en ­abondance et la redondance des tissus de siège sur la planche de bord rappellent un peu trop l’ancienne génération. Ce n’est pas entièrement négatif, puisqu’elle avait quand même son lot d’amateurs, mais on aurait aimé que le rajeunissement touche toutes les parties de la voiture.

Un bon mot, quand même, pour un ­habitacle spacieux et qui n’exige pas ­vraiment de compromis de ses passagers, peu importe leur taille (sauf peut-être ceux qui mesurent plus de 6 pieds 3 pouces, mais ils ne sont pas nombreux).

Sous le capot

Mécaniquement, la Chevrolet Cruze a ­aussi son apport de nouveauté. On a aménagé sous le capot un moteur 1,4 litre turbocompressé à injection directe, associé à une boîte manuelle à six rapports, inchangée par rapport à l’an dernier, ou bien à une ­automatique à six rapports.

Concrètement, il s’agit du seul moteur disponible et il augmente sa puissance de 15 chevaux face à l’année dernière, pour atteindre 170 chevaux.

C’est ici que la Chevrolet Cruze prend tout son sens. Une fois que l’on connait les technicalités, le moteur et l’espace, on a envie de prendre le volant, un ­domaine dans lequel la Cruze ne fait que s’améliorer.

Dans ses versions de base comme dans les autres, la Cruze propose un châssis à la rigidité améliorée, une direction de plus grande précision et surtout, mais vraiment surtout, un habitacle où règnent douceur et tranquillité.

Évidemment, cela demeure une voiture compacte abordable, mais dans sa catégorie, elle propose certainement ­l’environnement de conduite le plus ­apaisant et confortable. Bien sûr, ceux qui opteront pour la version Premier auront droit à une direction plus sportive, mais cela n’a qu’une importance relative. Après tout, rares sont les gens qui optent pour une Cruze avec comme objectif de remporter des courses.

En résumé

Si ce n’était de la finition de l’habitacle que l’on aurait souhaité plus moderne, la ­Chevrolet Cruze continuerait d’étonner. Son habitabilité remarquable pour une voiture de cette taille, jumelée à une conduite tranquille et à un prix abordable, la place sans conteste au sommet de la catégorie.

Non, elle ne fera pas changer d‘idée ceux qui misent d’abord sur la sportivité. Mais elle a certainement de quoi tenir tête aux ténors de sa catégorie.

Petit détail agréable : sachez que la Cruze sera aussi offerte, dès l’automne, en version diesel et hatchback, de quoi rejoindre ceux qui hésitent encore.

Merci à Lussier Chevrolet, Buick pour la voiture

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