22 septembre 2022
Campagne électorale
Un premier « débat » sans histoire à Saint-Hyacinthe
Par: Jérémy Bezeau
C’est mardi matin, au Restaurant Lussier, qu’a eu lieu la première grande rencontre, aux allures de simples discussions, regroupant une majorité de candidats dans Saint-Hyacinthe. Près d’une trentaine d’aînés s’étaient réunis pour écouter ce que les candidats avaient à leur proposer en vue des quatre prochaines années concernant les soins à domicile, le logement abordable, le droit à un revenu viable et le transport.

Organisée par l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) de Richelieu-Yamaska dans le but de donner une vue d’ensemble à ses membres, cette rencontre n’a donné lieu à aucune prise de bec, chaque candidat ayant droit de parole à tour de rôle. Les participants ont mis de l’avant les idées de leur parti tout simplement.

La candidate sortante Chantal Soucy a fait savoir à l’auditoire que la Coalition avenir Québec va toujours miser sur l’efficacité en ce qui a trait à la qualité de vie des 60 ans et plus.

Le candidat du Parti québécois, Alexis Gagné-LeBrun, a mentionné que, si le Parti québécois est porté au pouvoir, le nombre d’heures en soin à domicile triplera. Le candidat estime que, souvent, une infirmière suffit pour la plupart des soins. La présence d’un médecin n’est pas toujours obligatoire. Attentifs à ce que les candidats avaient à offrir, les aînés ont semblé inquiets des répercutions qu’aura la pénurie de main-d’œuvre sur leur vie.

Le candidat dans Saint-Hyacinthe pour Québec solidaire, Philippe Daigneault, est d’accord qu’on doit bonifier les soins à domicile, mais il est d’avis qu’il faudrait arrêter d’avoir une mentalité de comptable quand vient le temps des soins de santé et des sujets qui touchent les personnes âgées. Pour lui, il faut arrêter de toujours regarder le coût des services. La priorité de l’État est de donner les services nécessaires à la population.

Si les candidats de la Coalition avenir Québec, du Parti québécois et de Québec solidaire avaient sensiblement la même position sur l’importance des logements sociaux pour les aînés de la circonscription, la candidate du Parti conservateur, Kim Beaudoin, n’a pas su gagner la sympathie des aînés sur place sur cet enjeu. « Le parti conservateur du Québec bonifiera l’allocation-logement pour les locataires les plus démunis. C’est de cette façon que nous allons régler la crise du logement qui frappe Saint-Hyacinthe. Les propriétaires n’ont pas à perdre de l’argent parce que les gens n’ont pas d’argent dans leurs poches », a suggéré la candidate conservatrice de Saint-Hyacinthe.

Lors de la période de questions, l’ancien député péquiste à l’Assemblée nationale du Québec Émilien Pelletier ne s’est pas fait prier pour questionner cette proposition. Selon lui, les HLM ont été créés pour subvenir aux besoins des citoyens à faible revenu et ils ont d’autant plus leurs raisons d’exister aujourd’hui avec la hausse du coût de la vie. Nombre de citoyens ont mis en doute la proposition conservatrice, estimant que les loyers seraient augmentés de façon démesurée en aidant les propriétaires plutôt que les locataires.

La candidate libérale dans Saint- Hyacinthe, Agnieszka Wnorowska, brillait par son absence mardi matin, malgré l’invitation qui lui avait été lancée. Mustapha Jaalouk et Julie Raiche, respectivement du Parti vert du Québec et de Climat Québec, n’avaient pas reçu d’invitation. Pour sa part, le candidat indépendant Gary Daigneault s’est pointé le bout du nez plusieurs minutes après le début de la rencontre. Il y était toutefois à titre de spectateur.

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