3 Décembre 2020
Un projet de loi pour protéger le modèle agricole québécois
Par: Le Courrier

Le député de Saint-Hyacinthe-Bagot, Simon-Pierre Savard-Tremblay. Photo gracieuseté

Simon-Pierre Savard-Tremblay, député de Saint-Hyacinthe-Bagot, réclame l’adoption du projet de loi visant à protéger la gestion de l’offre dans les futures négociations commerciales, déposé par son collègue bloquiste Louis Plamondon. Il presse également Ottawa de verser urgemment les compensations promises aux productrices et producteurs touchés par les concessions faites lors des derniers accords commerciaux.

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« La gestion de l’offre mérite non seulement d’être défendue, mais promue, et ne devrait jamais servir de monnaie d’échange lors de négociations, comme ce fut déjà le cas à trois reprises, affirme-t-il. Grâce à ce projet de loi, le gouvernement fédéral ne pourra plus négocier de nouvelles brèches dans ce système qui est un vrai modèle de développement régional. »

Non seulement les différentes ententes ratifiées par Ottawa ne donnent pas les résultats escomptés, mais priveront à terme les productrices et producteurs laitiers canadiens de 18 % du marché, un manque à gagner permanent qui se chiffre à 450 millions de dollars annuellement.

Un versement attendu

Jusqu’à présent, un seul versement a été émis, et seuls les laitiers avaient eu droit à ce dédommagement partiel. La ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a annoncé samedi dernier une nouvelle enveloppe pour compenser les pertes engendrées par les accords de libre-échange pour les productrices et producteurs de volaille et d’œufs ainsi que l’émission d’un second chèque pour le secteur laitier.

« Le niveau d’engagement des agricultrices et agriculteurs québécois à fournir des produits locaux d’une qualité exceptionnelle impose le respect de la parole maintes fois donnée, juge le député. Il y a de plus deux grands bémols dans cette dernière annonce : les transformateurs de l’ensemble des secteurs ont été complètement écartés par l’annonce de la ministre et, pis encore, il n’y a toujours aucune compensation pour le nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique. »

Les dommages occasionnés par les brèches faites au système agricole québécois par les concessions des trois derniers accords commerciaux sont permanents et aucune compensation ne permettra de rétablir l’équilibre que l’on avait réussi à acquérir. Il est donc impératif de mettre un terme définitif à cette opération de démantèlement en adoptant rapidement le projet de loi du Bloc, conclut M. Savard-Tremblay, qui promet de continuer de mettre la pression nécessaire pour que les compensations soient octroyées.

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