En finale du simple, le jeune prodige a vaincu le champion en titre de l’Omnium de Saint-Hyacinthe, le Canadien Thomas Venos (35e joueur mondial), en trois manches de 5-7, 6-4 et 6-2. Ce titre s’ajoute à celui qu’il avait remporté à Vancouver quelques jours plus tôt.
En double, Charlie Cooper a mis la main sur le trophée avec le Français Nicolas Forgacs après avoir battu à nouveau Thomas Venos et son partenaire Maximus Wong par la marque de 7-5 et 6-1 en finale.
L’adolescent américain fait tourner les têtes partout où il passe présentement. À la fin de l’année 2024, il avait été élu le joueur junior par excellence sur le circuit de tennis en fauteuil roulant de la Fédération internationale de tennis (ITF), après avoir notamment triomphé à l’US Open chez les juniors. En début d’année, il avait aussi remporté l’Open d’Australie chez les juniors. Depuis, il cumule trois titres de l’ITF en simple sur le circuit professionnel – incluant celui de Saint-Hyacinthe – malgré son jeune âge. Ces résultats lui permettent déjà d’apparaître au 50e rang mondial, selon le plus récent classement publié par l’ITF.
Pendant qu’il se trouvait à Saint- Hyacinthe, Charlie Cooper a même appris qu’il allait recevoir un laissez-passer pour intégrer le tableau des adultes au US Open, une première dans son cas. « Ça va être super, s’est-il exclamé. Il y aura seulement 16 joueurs dans le tableau, ce seront les meilleurs joueurs au monde, donc j’espère pouvoir bien faire. »
Pour être victorieux à Saint-Hyacinthe, l’Américain a dû puiser dans ses ressources pour vaincre Thomas Venos en simple. Mené 5-2 lors de la première manche, Charlie Cooper a réussi à recoller 5-5 avant de voir la manche lui glisser entre les doigts. Plutôt que de le décourager, ce résultat a plutôt semblé le motiver à revenir plus fort. Petit à petit, les fautes qui teintaient son jeu se sont dissipées et ont laissé place à des coups gagnants.
« Quand c’était 5-2 pour lui en première manche, je jouais point par point et ça m’a permis de trouver mon rythme et mon énergie. J’ai commencé à jouer de façon plus agressive. Même si j’ai perdu la première manche, je savais à partir de ce moment ce que je devais faire et comment utiliser mon énergie. Je suis resté confiant et j’ai réussi à me rendre jusqu’au bout », a-t-il analysé après sa victoire.
Une rivalité naturelle est en train de se bâtir entre Cooper et Venos. Les deux joueurs s’étaient affrontés à quelques reprises dans les derniers mois et s’étaient partagé les victoires.
« On connaît bien le jeu de l’un et de l’autre, a reconnu l’Américain. Pour ce match, je voulais m’assurer de jouer chaque point et de me concentrer à jouer à mon meilleur. J’ai seulement 17 ans, mais je veux vraiment m’améliorer pour le futur. Même si ce n’est pas une victoire sans faute, le plus important pour moi était de me concentrer sur ce que je peux améliorer. Et à la fin, ça a fonctionné. Ça montre à quel point le travail rapporte. »
Une belle édition
Cette 4e édition de l’Omnium international de Saint-Hyacinthe a réuni 14 joueurs de tennis en fauteuil roulant. Malgré une légère baisse comparativement aux éditions précédentes, l’organisation tire un bilan positif de ces quatre jours de tennis. Le beau temps a été au rendez-vous du début à la fin, permettant au tournoi d’être disputé rondement. En plus du simple et du double, les catégories junior et quad étaient offertes.
« On avait des joueurs qui jouaient dans trois catégories. Ceux qui étaient inscrits chez les juniors pouvaient aussi s’inscrire dans le tableau des hommes en simple et en double », a indiqué le directeur du tournoi, Martin Hétu.
Chez les juniors, l’Américain Maximus Wong a été couronné champion au terme d’un tournoi disputé en formule round Robin qui regroupait trois joueurs. Dans la catégorie quad, pour les athlètes ayant des limitations physiques plus importantes, le favori Shawn Courchesne a été sacré champion sans perdre le moindre jeu.