28 octobre 2021
Vaste opération policière à Saint-Jude
Par: Laurent Théoret

Plusieurs instances provinciales et fédérales ont coordonné une vaste opération de perquisition au 1226, rang Salvail Sud à Saint-Jude, le 26 octobre. Photo Adam Bolestridge

Une importante opération policière s’est déroulée dans une entreprise maraîchère du rang Salvail Sud à Saint-Jude, mardi matin.

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Plusieurs groupes ont mis la main à la pâte au cours de l’intervention. Une cinquantaine de véhicules de la GRC, de la CNESST, de Revenu Québec, de la santé publique et de la Sûreté du Québec ont été vus sur place. On ne parle pas d’un partenariat entre les diverses agences impliquées, mais plutôt d’une coordination d’opération au même endroit.

La GRC avait en main plusieurs mandats de perquisition pour aller vérifier des allégations de traite de personnes impliquant potentiellement des travailleurs agricoles illégaux.

La CNESST est intervenue en vertu de la loi sur les normes du travail. Plus précisément, les inspecteurs se sont prévalus du règlement de placement de personnel et du règlement de recrutement de travailleurs étrangers temporaires pour intervenir. Vu la présence de la santé publique, on parlerait aussi du possible non-respect des mesures sanitaires.

Quant à elle, la Sûreté du Québec était présente avec une vingtaine de policiers pour appuyer les autres organisations et voir à leur sécurité.

Selon le Registraire des entreprises du Québec, la propriété visée par cette opération appartient à une société qui compte parmi ses actionnaires une entreprise à numéro dirigée par Jean-Philippe Lemay et également le Groupe Jafaco Gestion de Saint-Hyacinthe.

Selon nos informations, Jean-Philippe Lemay et le Groupe Jafaco n’auraient toutefois rien à voir avec cette perquisition. Selon le mandat obtenu par LE COURRIER, ce grand déploiement visait plutôt les activités de l’ancien propriétaire, une entreprise administrée par Jean Lemay et Patricia Blais.

Plus précisément, les autorités espéraient y récupérer les livres et registres comptables démontrant les heures travaillées, les salaires des employés ainsi que tout autre document concernant le paiement des salaires. Les dossiers des employés, les contrats et toutes les factures comprenant des services de location de personnel étaient aussi recherchés.

Au moment de mettre sous presse, le bilan de l’opération n’avait toujours pas été rendu public par les diverses organisations impliquées.

 

*Ce texte a été modifié après publication dans la version papier à la lumière de nouvelles informations obtenues par LE COURRIER.

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