16 mars 2017
LNAH
Vingt saisons à faire respecter l’ordre
Par: Maxime Prévost Durand

Luc Durand est arbitre en chef au sein de la LNAH depuis 20 ans. Il a été aux premières loges de l’évolution du circuit, qui traîne encore aujourd’hui une réputation de ligue robuste. Photo Courtoisie

Luc Durand est arbitre en chef au sein de la LNAH depuis 20 ans. Il a été aux premières loges de l’évolution du circuit, qui traîne encore aujourd’hui une réputation de ligue robuste. Photo Courtoisie

Depuis 20 ans, Luc Durand s’assure de faire respecter l’ordre sur les patinoires de la Ligue nord-américaine de hockey en tant qu’arbitre en chef. Sa contribution dans la volonté du circuit d’assainir le jeu lui a permis d’être aux premières loges de son évolution.

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Pour durer aussi longtemps dans cette ligue, il faut être fait fort. « C’est une ligue d’hommes, c’est sûr », avoue le Maskoutain d’adoption. Mais la LNAH a beaucoup changé depuis ses débuts, en 1997. « L’étiquette qu’elle avait versus ce qu’elle est maintenant, ça a beaucoup changé. Le hockey en général a évolué. Le jeu est plus rapide aujourd’hui et la ligue nord-américaine est un peu dans ce virage-là aussi », relate l’officiel de 47 ans.

Le responsable des arbitres de l’époque, Sylvain Bibeau, avait fait appel à ses services alors que le circuit, appelé à ce moment la ligue semi-pro, voulait changer son image et mieux faire appliquer la règlementation.

« Il m’a téléphoné et m’a dit qu’il avait besoin de jeunes officiels qui connaissent bien les règles du jeu, se souvient Durand. Au début, ce n’était pas facile. Les joueurs ne te connaissent pas, ils t’essayent pour voir le caractère que tu as. Tu veux être bon gars là-dedans, mais un jour tu mets tes culottes et tu poses des actions, même si ça ne fait pas plaisir à tout le monde. Certains m’apprécient, d’autres trouvent que je suis trop sévère », dit-il.

Changer une mentalité prend toutefois plusieurs années et défaire une réputation en prend encore plus. L’arrivée d’un joueur de la trempe de Donald Brashear, même s’il est réputé pour être un joueur robuste, ou d’un entraîneur comme Richard Martel a aidé la ligue dans cette volonté de mettre l’accent sur le hockey plutôt que sur les bagarres, croit-il.

« Est-ce qu’on va enlever toutes les bagarres? Je ne pense pas, mais le calibre de jeu est supérieur. Maintenant, dans les meetings, on parle de hockey, alors qu’avant on parlait plus de bagarres. »

De Saint-Tite à Saint-Hyacinthe

Natif de Saint-Tite, Luc Durand a fait ses débuts comme arbitre à l’âge de 17 ans. Il a gravi un à un les échelons, des niveaux simple lettre au double lettre, jusqu’aux ligues provinciales (midget AAA, universitaire, etc.) en tant que juge de ligne.

Son développement ne lui a toutefois pas permis d’atteindre la Ligue de hockey junior majeur du Québec, alors qu’il était déjà « trop vieux » pour aspirer à officier sur ce circuit.

Il a continué son cheminement dans les classes double lettre, cette fois en tant qu’arbitre en chef, avant de saisir l’opportunité de la ligue semi-pro, une possibilité de poursuivre sa carrière d’arbitre dans un haut niveau de jeu. Il détient aujourd’hui un niveau 6 en grade d’arbitre, ce qui lui permet d’officier lors de compétitions nationales et internationales.

En 20 saisons dans la LNAH (ou toute autre appellation qu’elle a portée), jamais il n’a raté les séries et il a été d’office dans 16 finales de championnat. Il a aussi participé à la Coupe Allen, le championnat canadien senior de hockey, en 2004 à Saint-Georges-de-Beauce. Chaque saison, il agit à titre d’arbitre lors d’une quarantaine de parties en moyenne.

En plus d’être arbitre les fins de semaine, Luc Durand est enseignant dans le programme de production agricole à l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe. Il est aussi l’un des superviseurs des arbitres midget AAA dans la région.

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